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Six erreurs à la chasse au dindon sauvage

Campeau 2704
Photo courtoisie En prenant les précautions nécessaires et en évitant de commettre certaines erreurs communes, vous augmenterez vos chances de déjouer la vigilance d’un beau dindon sauvage comme celui-ci.

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Depuis hier matin, il est permis de pourchasser notre plus grand gibier ailé dont le nombre augmente sans cesse dans la Belle Province.

La période se déroulera jusqu’au 7 mai dans les zones 3, 9, 11, 12, 13, 15, 26, 27 et jusqu’au 17 mai dans les zones 4, 5, 6, 7, 8, 10. Rappelons que la limite est de deux dindons sauvages avec barbe par saison. Toutefois, le deuxième doit obligatoirement être prélevé dans l’une des zones suivantes : 4, 5, 6, 7, 8 ou 10.

Cette activité de prélèvement s’avère l’une des plus excitantes qui soient et comporte tout un lot de défis. Ces magnifiques gallinacés sont dotés d’une acuité visuelle exceptionnelle et d’un phénoménal sens de l’audition. Ils ont de plus une surprenante mémoire auditive qui force les chasseurs à redoubler de prudence dans l’exécution de tous leurs faits et gestes.

Un connaisseur

Pierre Roy de Rougemont est formateur, animateur, guide et il est très actif au sein de la FédéCP. Il a aidé un grand nombre d’adeptes à intercepter ces oiseaux géants qui animent les rêves de nombreux nemrods.

Ce spécialiste a identifié six erreurs courantes commises en situation de chasse qui peuvent compromettre les succès escomptés.

Trop tôt

Avant le lever du soleil, les mâles dindons glougloutent ardemment afin de se faire entendre de leurs semblables. Ce comportement incite trop souvent les sportifs à commencer leurs appels avant même que les oiseaux soient descendus de leur arbre. Il est important de savoir que les gallinacés ne s’accouplent pas juchés dans leur perchoir, mais bel et bien au sol. Il est donc trop tôt pour commencer les calls « YELP » à ce moment au risque de créer des doutes dans l’esprit des dindons. Si tel est le cas, lors de leur descente de l’arbre, il y a alors fort à parier qu’ils se dirigeront à l’opposé de votre position.

Cesser le dialogue

Lorsqu’un mâle répond aux appels d’un chasseur, ce dernier doit garder le contact sonore avec son gibier surtout s’il ne le voit pas, sinon, il risque de freiner son approche vers vous. Cependant, si vous le voyez effectuer une course effrénée vers votre position ou vos appelants, préparez-vous plutôt pour le tir final.

Ne pas s’adapter

Un des scénarios les plus difficiles à contrer pour un amateur est de susciter l’intérêt d’un mâle qui parade entouré de femelles. Il ne doit alors plus se contenter de simples « YELP », il doit plutôt y aller avec des appels intenses de type « YELP EXCITÉ ». En fait, le nemrod doit forcer le tom à se diriger vers lui en prétextant être une reproductrice prête sur-le-champ à s’accoupler.

Arrêter les calls

Une situation particulière à la chasse est de voir une femelle répliquer à vos « YELP ». Souvent, lorsqu’une de celles-ci est prête pour la reproduction, elle ne tolérera pas une autre prétendante dans son environnement immédiat et répondra intensément au chasseur. Dès lors, il faut jacasser du tac au tac, sons pour sons, avec celle-ci. La plupart du temps, elle cessera ses appels et se dirigera vers vous afin d’essayer d’obtenir un contact visuel avec sa prétendue rivale. Cette démarche fera en sorte que s’il y a un mâle qui rôde aux alentours, il la suivra et vous donnera peut-être une chance de le prélever.

Mal positionnés

L’utilisation d’appelants n’est pas essentielle pour chasser le dindon, mais leur disposition est primordiale. Trop souvent, l’amateur les installe directement entre lui et la position des bêtes ailées visées, ce qui peut compromettre l’effet de diversion recherché. Disposer les imitations de dindon en angle est sûrement la meilleure stratégie à adopter.

Trop de mouvements

Grâce à sa remarquable acuité visuelle, ce bel oiseau peut détecter les moindres mouvements des nemrods. Il est donc impératif de s’assurer d’une part d’avoir un camouflage intégral au niveau du corps, des mains et du visage et d’autre part, de vérifier que derrière votre dos, tout est entièrement couvert et bien camouflé.


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De tout pour tous

Le dimanche 5 mai, le Club de Chasse, Pêche et Tir de Farnham inc. présentera son marché aux puces spécialisé dans les produits dédiés au plein air. Les visiteurs pourront vendre, acheter et échanger des articles de chasse, de pêche, de camping, de nautisme, de trappage et bien d’autres. Il s’agit aussi d’une belle occasion pour les néophytes de trouver des équipements à bon prix. Il est possible de réserver gratuitement une table à l’intérieur ou un espace extérieur. Rejoignez Daniel au 450 525-0485 pour en apprendre plus sur cette activité qui se déroulera de 9 à 15 h, au 440 chemin Rive-Sud, à Farnham.


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