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Rejet massif des syndiqués d’Airbus

Le conflit persiste pour les fabricants de l’ex-C Series

Les travailleurs de la Société en commandite A220 de Bombardier ont voté massivement le rejet des offres patronales, samedi, au Palais des congrès de Montréal.
Photo AGENCE QMI,TOMA ICZKOVITS Les travailleurs de la Société en commandite A220 de Bombardier ont voté massivement le rejet des offres patronales, samedi, au Palais des congrès de Montréal.

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Les employés d’Airbus affectés à la construction des A220, les anciens appareils de la C Series de Bombardier, ont voté à 98,6 % en faveur d’un mandat de grève, samedi.

Les cris de joie se sont fait entendre lors du dévoilement des résultats de l’assemblée générale, qui s’est tenue au Palais des congrès. Pour les quelque 1000 travailleurs, la dernière offre patronale ne faisait pas le poids, comparée notamment aux conditions de leurs collègues de Bombardier.

Non chez airbus

Les travailleurs de la Société en commandite A220 de Bombardier ont voté massivement le rejet des offres patronales, samedi, au Palais des congrès de Montréal.
Photo Agence QMI, Toma Iczkovits

Rappelons que Bombardier a cédé le contrôle de la C Series à Airbus en juin 2018. Par conséquent, les syndiqués se sont retrouvés séparés en deux unités, soit les travailleurs de Bombardier, et ceux d’une société en commandite composée d’Airbus, de Bombardier et du gouvernement du Québec.

Les travailleurs de la Société en commandite A220 de Bombardier ont voté massivement le rejet des offres patronales, samedi, au Palais des congrès de Montréal.
Photo Agence QMI, Toma Iczkovits

« Tu as des gens de Bombardier qui sont dans la même usine que des gens de la C Series, dit le coordonnateur québécois du Syndicat des machinistes (AIMTA), David Chartrand. C’est frais, la séparation. Les gens ont de la misère à accepter que ce sont deux compagnies différentes et que ça se peut qu’ils aient des contrats différents et qu’il y ait des particularités différentes », ajoute celui qui avait recommandé l’adoption du contrat de travail.

Oui chez Bombardier

Les travailleurs de la Société en commandite A220 de Bombardier ont voté massivement le rejet des offres patronales, samedi, au Palais des congrès de Montréal.
Photo Agence QMI, Toma Iczkovits

Les 3000 travailleurs de Bombardier, qui votaient eux aussi samedi en matinée, ont pour leur part accepté à 66 % le contrat de travail de l’employeur proposé aux membres.

Ils pourront tous bénéficier d’un chèque de 1500 $ pour avoir accepté l’offre.

Ce boni à la signature n’était toutefois pas sur la table en après-midi pour les employés de la société en commandite. Cela s’explique par le fait qu’Airbus offre une meilleure sécurité d’emploi, selon David Chartrand.

Les travailleurs de la Société en commandite A220 de Bombardier ont voté massivement le rejet des offres patronales, samedi, au Palais des congrès de Montréal.
Photo Agence QMI, Toma Iczkovits

Plusieurs points achoppaient pour la deuxième unité, notamment le salaire, la hausse du coût des assurances médicaments et la perte de deux congés de maladie sur six.

En comparaison, le premier groupe ne perdait qu’une journée.

« On avait un petit peu moins sur des petites affaires. Pas beaucoup, mais on avait quand même moins qu’eux autres », a dit le travailleur David Dubé, rencontré à l’issue du vote.