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Inondations: les niveaux baissent dans la région de Québec

La météo des prochains jours s’annonce idéale pour une fonte dans le calme

Près du lac Saint-Charles, la rivière du même nom a inondé ce terrain.
Photo Didier Debusschère Près du lac Saint-Charles, la rivière du même nom a inondé ce terrain.

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Pendant que le Grand Montréal et l’Outaouais sont aux prises avec une crue des eaux qui fait des ravages, les rivières retrouvent tranquillement leur lit dans les environs de Québec et dans l’est du territoire québécois.  

Après une semaine de craintes et d’évacuations, la pluie diluvienne pour amorcer le week-end aura vraisemblablement été la dernière menace du printemps pour les riverains. Les niveaux des cours d’eau ont légèrement haussé jusqu’à dimanche matin, moment où s’est confirmée une décrue généralisée dans la Capitale-Nationale et dans Chaudière-Appalaches.  

«À partir de l’est de la rivière Sainte-Anne dans Portneuf, les cours d’eau au nord du Saint-Laurent ont réagi beaucoup avec la pluie des dernières heures. Maintenant, ils sont en train de baisser. Il y a eu beaucoup de ruissellement, mais tout ça est en train de rentrer dans l’ordre», confirme le porte-parole de la Sécurité civile, Éric Houde.  

«En Beauce, on n’a presque plus d’évacués. Mais tout le monde est à pied d’œuvre pour faire le ménage», poursuit-il, tandis qu’à Saint-Raymond, dans Portneuf, l’embâcle qui menaçait de se briser et de provoquer l’inondation du centre-ville «est finalement passé tranquillement».  

La rivière Saint-Charles, à Québec, affichait un niveau d’inondation «moyen», dimanche. «L’eau a commencé à embarquer sur le terrain, mais on est loin de la première marche du balcon. On n’a pas à s’inquiéter trop, trop» rassure M. Houde.  

À l’angle des rues Bouchard et Thibodeau, la rivière Saint-Charles faisait aussi des siennes.
Photo Didier Debusschère
À l’angle des rues Bouchard et Thibodeau, la rivière Saint-Charles faisait aussi des siennes.

Lentement, mais sûrement  

La fonte des neiges gagne graduellement du terrain vers le nord avec le printemps, mais la crue des eaux ne s’annonce pas aussi dramatique dans les régions comme la Gaspésie malgré l’abondance de la neige reçue cet hiver.  

«Le début de la crue est en marche. Ça fond, mais il n’y a pas vraiment d’embâcle. Il y a le fait que la pluie est passée, donc ça a donné un petit coup. Les hautes marées sont passées et on s’en va vers de petites marées. Ça aide à faire sortir les cours d’eau qui se déversent directement dans le Saint-Laurent», analyse le porte-parole de la Sécurité civile.  

Au Saguenay–Lac-Saint-Jean, les importantes quantités de neige dans les Monts-Valin fondent aussi lentement. Pour cet exercice, l’absence de soleil et de chaleur marquée donne un bon coup de main aux riverains.  

«Présentement, il n’y a pas de pluie et il fait froid la nuit. Le jour, on est autour de 7-8 degrés Celsius. Si ça reste comme ça dans l’est du Québec, je ne dirai pas le mot, mais ça s’enligne de façon intéressante comparativement à ce qu’on a vu en Beauce», lance de façon encourageante Éric Houde.