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Univers singulier

Léo Piché
Photo courtoisie, Justine Latour Léo Piché

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Si vous pensez que Léo Piché fait le même genre de musique que son célèbre père, Paul Piché, détrompez-vous. Avec son premier mini-album solo, sur l’étiquette Audiogram, l’auteur-compositeur de 37 ans présente son univers singulier plus près de la pop que du folk. Le Journal s’est entretenu avec lui.

Tu lances ton premier mini-album à l’âge de 37 ans. Pourquoi ne pas avoir sorti de chansons plus tôt ?

« J’ai travaillé comme musicien accompagnateur durant une quinzaine d’années avant ça. Avant la fin de mes études, je gagnais déjà ma vie comme percussionniste. J’ai accompagné La Chango Family, qui est un groupe de musique festive. J’ai aussi été avec un band de reggae. Mais durant cette vie professionnelle là, la guitare me suivait toujours. J’écrivais des chansons à temps perdu. Ce sont des amis qui m’ont convaincu de les enregistrer. »

Dès l’âge de 12 ans, tu as dit à tes parents que tu voulais aller en concentration musique au secondaire. Comment ont-ils réagi ?

« Ils étaient surpris, parce que j’étais plus un enfant des bois. Je jouais pas mal dehors, j’étais sportif. Je faisais des expéditions dans le bois et du vélo de montagne. C’est ce qui me passionnait. Quand je leur ai dit ça, ils étaient surpris, mais contents. Ils m’ont encouragé. Je n’ai jamais lâché la musique dans mon parcours académique. »

Avant de sortir ce premier mini-album, as-tu pensé changer de nom, pour te distancer de ton père ?

« Non, j’assume complètement mon nom complet. Ce n’était pas vraiment une option. Je pense que c’est important d’être authentique dans ce métier-là. Je n’ai pas voulu prendre de détour. »

Comment envisages-tu le fait que certaines personnes vont comparer tes chansons avec celles de ton père ?

« Ça se peut qu’on m’associe à lui, mais il paraît que ça passe avec le temps (rires). Ma musique et ma voix sont différentes de celles de mon père. »

As-tu volontairement décidé d’aller dans un autre style que le sien, qui a fait sa renommée ?

« Pas nécessairement. En fait, j’essaie de rester fidèle à ce que je suis et ce que j’aime. Et moi, j’aime la musique pop. Au Québec, je pense à Dumas et Yann Perreau. En France, j’ai découvert Julien Doré. Et sinon, c’est Coldplay et Bruno Mars. Il y a quand même un fond de folk chez moi. J’ai des chansons folk que je n’ai pas encore enregistrées, mais je vais les assumer tout autant. Les gens qui vont aller écouter ma musique vont découvrir mon univers singulier. »

Comment en es-tu arrivé à signer avec la réputée étiquette Audiogram ?

« Le premier contact s’est fait il y a trois ans. Je leur ai envoyé mon démo et ils ont trouvé ça bon. J’aime beaucoup la liberté de création qu’ils me donnent. Ils respectent vraiment l’univers de chaque artiste. Ils n’ont pas vraiment de ligne directrice contraignante. J’aime aussi beaucoup leurs artistes, comme Daniel Bélanger et Ariane Moffatt. »

Le fait que ton père soit avec eux a-t-il facilité ton entrée dans l’écurie ?

« Je ne crois pas. Eux ne peuvent pas se permettre de se tromper, surtout de la façon dont ça se passe en musique en ce moment. Ils ne peuvent pas se permettre de produire le frère du réceptionniste juste parce que c’est son frère. Ils n’ont pas d’autre choix que d’y aller avec de la qualité. »

Pourquoi avoir décidé d’appeler l’album Le Robot ?

Mini-album, <i>Le Robot</i>
Photo courtoisie
Mini-album, Le Robot

« Ça parle du fait que l’on agit parfois comme des robots dans la vie de tous les jours. On refuse de vivre nos émotions. Parfois, on ne peut pas les vivre sur le coup, mais ce n’est pas l’idéal. »

Ce mini-album ne contient que quatre chansons. Mais tu as déjà plusieurs autres morceaux dans tes tiroirs ?

« Oui, j’ai une quinzaine de chansons prêtes que je fais en spectacle. Dans les prochains mois, je compte retourner en studio pour les enregistrer. J’aimerais aussi les faire vivre sur scène. Je suis en discussion avec des agences de spectacle pour organiser une petite tournée. Je serais aussi ravi de faire des premières parties d’autres artistes. »


►Léo Piché lancera son mini-album, Le Robot, le 3 mai. Un lancement aura lieu au Quai des Brumes le 9 mai. Pour les détails : facebook.com/leo.piche.