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«Je ne me souviens pas de la dernière fois que j’ai acheté un journal», dit Gérard Deltell

«Je ne me souviens pas de la dernière fois que j’ai acheté un journal», dit Gérard Deltell
STEVENS LEBLANC/JOURNAL DE QUEBEC/AGENCE QMI

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Le député conservateur fédéral Gérard Deltell a d’abord été connu comme journaliste avant de faire un saut en politique provinciale, mais il ne regrette pas son ancien métier.  

«Je ne me souviens pas de la dernière fois que j’ai acheté un journal, a-t-il avoué à Emmanuelle Latraverse en entrevue dans son balado sur QUB radio. Quatre cinquièmes de ce que je lis dans le journal, je l’ai lu sur Facebook ou Twitter la veille.»  

Selon lui, les médias sont confrontés à la diffusion excessive de l’information. «C’est à l’industrie de se discipliner», a-t-il dit durant le balado «Emmanuelle présente...».  

Selon lui, un gouvernement qui met de l’argent dans les médias, c’est de «mettre un "plaster" sur une plaie ouverte».  

«J’ai adoré ce que j’ai fait pendant 20 ans», a-t-il mentionné, revenant sur sa carrière de journaliste qui ne lui «manque pas». Ce qui l’inquiète aujourd’hui, ce sont les moyens de communication qui rendent les commentaires trop faciles. «Le perron d’église est rendu planétaire. On voit une violence verbale qui n’existait pas avant. C’est comme si on pouvait attaquer joyeusement qui on voulait et on ne sait pas trop qui est de l’autre bord de la machine», s’est-il indigné.  

Emmanuelle Latraverse a confronté M. Deltell concernant l’étiquette populiste qui lui est parfois attribuée. «Ce qui m’embête beaucoup c’est que le populisme soit considéré comme une affaire de la droite», a dit le député, affirmant que le populisme se trouve dans toutes les sphères du spectre politique.  

  

Conservateur jusqu’à l’os, Deltell a milité dans le sens de ces valeurs-là dès l’adolescence: «Être conservateur, c’est surtout de ne pas vivre au-dessus de nos moyens. Moi aussi je voudrais avoir plein de choses, mais je vis selon mes moyens. L’État doit faire pareil.»  

  

Questionné sur la position pro-pétrole de son parti, M. Deltell a lancé «le pétrole, c’est pas juste le gaz qu’on met dans l’auto», soulignant la nécessité de pétrole pour certaines entreprises.  

Se targuant d’être un politicien à l’écoute de tous, et pas seulement de ceux qui ont voté pour lui, Gérard Deltell a tenu à utiliser le terme «fusionner» pour parler de l’alliance entre l’Action démocratique du Québec (ADQ) et la CAQ. «Nous avons fusionné avec la Coalition Avenir Québec (CAQ). On n’a pas sacrifié l’ADQ, a rectifié M. Deltell. Il y a des principes de l’ADQ que j’ai défendus, et j’en suis très fier.»  

  

Fils d’émigrants français venus d’Algérie, Gérard Deltell est né au Canada. «Le plus grand cadeau que mes parents ont pu me faire, c’est de m’élever comme un Canadien», a-t-il confié  

Son fils est acrobate dans le Cirque du Soleil et sa fille travaille en agriculture. «À 13 ans, mon fils m’a dit qu’il voulait être un artiste du cirque, s’est rappelé le député. Il faut que tu accompagnes tes enfants dans leurs choix. Ma fille à l’âge de 16 ans, est partie à La Pocatière pour étudier en agriculture. Je suis un grand privilégié de la vie.»  

«Quand je vais voir mon fils en spectacle, je regarde toujours à côté a-t-il admis, inquiet. Si mon fils n’est pas en forme, un soir...», a-t-il soupiré sans finir sa phrase en sous-entendant qu’un mauvais mouvement peut lui être fatal.    

  • ÉCOUTEZ l’épisode complet d’Emmanuelle présente... Gérard Deltell:   

   

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