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Des familles retrouvent leurs animaux

Une équipe de sauvetage a pu réunir lundi une cinquantaine de bêtes et leurs propriétaires inquiets

Des familles retrouvent leurs animaux
Photo courtoisie, Stéphane Sinclair

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SAINTE-MARTHE-SUR-LE-LAC  | Une cinquantaine d’animaux de compagnie d’une municipalité des Laurentides ont été secourus de leur maison inondée par un groupe de bénévoles en canot.

Toute la journée de lundi, des citoyens de Sainte-Marthe-sur-le-Lac inquiets pour leurs fidèles compagnons restés prisonniers de leur résidence faisaient la file près du camion de l’organisation Sauvetage Animal Rescue pour fournir leur adresse et leurs clés.

  • Éric Dussault, directeur des opérations et instructeur chez Sauvetage animal rescue, était l’invité de Mario Dumont sur QUB radio:   

« On a sorti une cinquantaine d’animaux jusqu’ici, la majorité en bonne santé. Malheureusement, on a trouvé un cochon d’Inde mort dans sa cage, ainsi qu’un chien et un chat, déjà un peu âgés, qui n’ont pu supporter le stress et l’hypothermie », relatait Éric Dussault, directeur des opérations chez Sauvetage Animal Rescue.

Aidés de bénévoles d’autres organisations comme Freedom driver, spécialisée en transport animal, les sauveteurs ont fait plusieurs voyages dans la zone sinistrée. À chaque retour des bénévoles à la ligne de sécurité, les bras chargés de cages pleines de petites bêtes, la foule les acclamait.

Alain Dolbec et Chantal Lapéré ont retrouvé leur chien Mendy et leurs trois chats Mayo, Poupée et Chatoune. L’émotion était vive quand le petit épagneul a sauté dans les bras de son maître. 

« Quand la vague a monté [samedi], j’étais hors de la maison et la police m’a empêché d’y retourner. Les animaux sont restés là et je n’ai rien pu faire », raconte M. Dolbec, qui avait quitté la maison vendredi.

« On était vraiment inquiets depuis quatre jours », ajoute sa conjointe. 

Sentiment d’abandon

Puisque les autorités ne laissent pas les citoyens traverser la ligne de sécurité, il n’y avait aucun moyen pour le couple d’aller chercher les bêtes.

« On risque de ne pas pouvoir retourner chez nous encore pour plusieurs jours, mais au moins les animaux sont avec nous », dit M. Dolbec.

Selon la présidente de l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec, Caroline Kilsdonk, il est important d’agir vite.

« Ils ne comprennent pas ce qui se passe et peuvent ressentir une énorme détresse et un sentiment d’abandon. La sécurité des humains est prioritaire, mais il ne faut pas oublier les animaux. »