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Tabassée par un homme rencontré sur internet: «Il m’a dit que j’allais mourir si j’appelais la police»

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Un homme connu des milieux policiers de Saint-Hyacinthe a été accusé hier de voies de fait envers une femme avec laquelle il avait fait connaissance sur un site de rencontre.  

Patrick Dupré a été formellement accusé, hier, au palais de justice de Sherbrooke, de voies de fait, d’avoir proféré une menace de causer la mort ou des lésions corporelles, d’avoir proféré une menace de blesser un animal et d’avoir commis un méfait à l'égard de biens d'une valeur ne dépassant pas 5000 $.   

Et puisque l’homme de 39 ans était en probation pour d’autres méfaits, il est également accusé de ne pas avoir respecté les conditions de cette probation, soit de garder la paix, d’avoir une bonne conduite et de ne pas troubler l'ordre public. Il restera donc derrière les barreaux jusqu’à sa prochaine comparution. 

Dupré et Mélissa Poulin-Caya seraient entrés en contact fin mars par un site de rencontre. Après une idylle de quelques semaines à Sherbrooke, où Mme Poulin-Caya demeurait, Dupré l'aurait attaquée à son domicile le 19 avril.   

«Il m’a frappée de deux de coups de poing et m’a dit que j’allais mourir si j’appelais la police», a raconté dans sa déclaration la victime, qui a subi un traumatisme crânien léger.    

Drogue et alcool  

M. Dupré, qui a été enseignant en éducation physique au primaire et au secondaire pendant 13 ans en Montérégie, était de retour au palais de justice de Sherbrooke lundi pour son enquête de remise en liberté.    

Il a reconnu avoir des problèmes de consommation de drogue et d’alcool depuis des années.   

Photo Le Journal de Montréal, Pierre-Paul Poulin

Le trentenaire a aussi des antécédents en matière de violence conjugale. Me Claude Robitaille, procureur aux poursuites criminelles, a indiqué que Mme Poulin-Caya serait sa troisième victime.   

Quelques jours après son agression, la Sherbrookoise a publié sur Facebook des photos de ses ecchymoses en expliquant qu’il était important de dénoncer ce genre de comportement.   

«Je l’ai fait pour toutes les femmes qui n’osent pas le faire et aussi pour mes trois filles, qui pourraient un jour tomber sur un gars comme lui», a expliqué la femme de 41 ans au Journal en mentionnant que sa publication avait été partagée un peu plus de 8000 fois.   

L’accusé, qui a suivi plusieurs thérapies ces dernières années pour régler ses problèmes de consommation, espérait que la juge Hélène Fabi lui permette de recouvrer la liberté pour qu'il entreprenne une nouvelle thérapie.    

«Le tribunal a l’impression que vous faites des thérapies pour éviter la prison, a-t-elle lancé. Vous avez eu des chances de vous prendre en main et vous ne l’avez pas fait.»   

Dupré avait fait les manchettes en février 2016 pour avoir braqué un dépanneur à quelques mètres de chez lui, à Longueuil. Il n'avait réussi à voler que 75 $.      

  • Patrick Dupré sera de retour en cour aujourd'hui pour la suite des procédures judiciaires.