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Trudeau: prise 2

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Vendredi, Justin Trudeau a rempli des sacs de sable à Gatineau en compagnie de son épouse. Samedi, accompagné de ses deux fils, ce fut à Constance Bay. Photo assurée de nouveau.

Mais un citoyen l’a interpellé, l’accusant de ralentir les opérations à cause des médias et du personnel de sécurité.

J’ai fait mention de la première mise en scène dans ma chronique de samedi. En récidivant avec ses enfants, le premier ministre du Canada ne donne-t-il pas un avant-goût de la théâtralisation de sa campagne avant l’élection fédérale d’octobre prochain ?

Hier à Pierrefonds, Manon Massé de QS s’est retrouvée, elle, sur des terrains inondés en compagnie de sikhs et d’imams venus en renfort de l’Ontario pour soutenir les sinistrés. Nous avons ainsi droit à une offensive politique de minorités de tous genres dont on peut penser qu’elle instrumentalise aussi cette catastrophe naturelle à des fins militantes.

Démocratie émotionnelle

En fait, on n’échappe plus à la démocratie émotionnelle dans laquelle nous baignons. Il y a un aspect dérangeant de voir défiler des membres de lobbys de toutes sortes venus en touristes pour porter leur cause devant les caméras, qui relaient ces images partout au Canada.

Justin Trudeau, qui a perdu son conseiller principal Gerald Butts, s’en remet désormais à son instinct et à son expérience de l’apparence politique. On imagine jusqu’où il pourra aller pour compenser en images sympathiques, compassionnelles et symboliques ses échecs et surtout l’absence de contenu réel de ses politiques. Une tentative de contrer les résultats des sondages le concernant.

Qui peut nier qu’une partie de l’électorat ne se laisse pas berner par les images de cet homme jeune, capable d’interpeller les impolis, mais inadéquat pour affronter la Chine et la Russie ? Et inadéquat pour décider de l’orientation d’un Canada en train de se noyer dans la diversité.