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Coupe du Président: place à la finale!

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On y est enfin ! Après plus de huit mois de hockey junior aux quatre coins du Québec et des Maritimes, la finale de la Coupe du Président prendra son envol jeudi soir à l’aréna Iamgold de Rouyn-Noranda entre les Huskies de l’endroit et les Mooseheads de Halifax.

Contre toute attente en troisième ronde, les Mooseheads, hôtes du prochain tournoi de la Coupe Memorial, ont surpris en six rencontres les Voltigeurs de Drummondville, qualifiant du même coup les Huskies pour le championnat canadien avant même le début de la finale.

D’aucuns affirmeront que le cachet de cette ronde en prend pour son rhume en raison de la qualification assurée des finalistes pour la prochaine étape, mais un léger saut en 2015 lorsque pareil scénario s’était produit nous rappelle que ces craintes étaient non fondées. Remparts et Océanic avaient offert tout un spectacle jusqu’à la conclusion à la faveur des Rimouskois en prolongation dans le match ultime.

Aucun de nos experts n’avait anticipé la déconfiture des Voltigeurs ni le balayage effectué par les Huskies aux dépens de l’Océanic. Auront-ils un meilleur pourcentage d’efficacité pour la ronde ultime ?

Vainqueurs?

Quoi qu’il en soit, les représentants du Journal, Kevin Dubé et votre humble serviteur filent tout droit vers le titre face aux confrères de TVA Sports, Mikaël Lalancette et Sébastien Goulet. D’ailleurs, l’ensemble des matchs sera présenté sur la chaîne sportive.


Halifax (49-15-2-2) c. Rouyn-Noranda (59-8-0-1)

La finale de rêve tant attendue entre les deux meilleures équipes au classement général n’aura pas lieu, mais il y a pire que la présence des Mooseheads en finale comme prix de consolation contre les Huskies. Porte à porte, pas moins de 1797 kilomètres séparent les deux amphithéâtres ! Il s’agit de la plus longue distance entre villes finalistes depuis 2003 alors que Gatineau et Halifax s’étaient affrontées.

Les hommes d’Éric Veilleux ont grandement mérité leur place pour l’étape ultime du tournoi printanier et ils livreront une féroce opposition aux champions du calendrier régulier qui voguent sur une séquence de dix victoires consécutives – ce qui inclut des balayages en deuxième et en troisième rondes. Les Huskies écrasent en effet tout sur leur passage depuis leurs faux pas contre les Cataractes au premier tour et rien ne semble pouvoir les arrêter depuis.

Le gardien des Mooseheads, Alexis Gravel, pourrait-il se transformer en poison pour la troupe de Mario Pouliot ? Gravel est étincelant depuis le match numéro sept contre les Remparts et son pourcentage d’arrêts se situe désormais à ,921, tout juste derrière son vis-à-vis Samuel Harvey (,928) parmi les cerbères toujours en action.

Noah Dobson, des Huskies.
Photo courtoisie, LHJMQ
Noah Dobson, des Huskies.

Les Huskies ont prouvé en demi-finale que leur effectif n’avait pratiquement aucune faille alors qu’ils ont battu l’Océanic sans le meilleur marqueur en saison, Peter Abbandonato, aux prises avec une mononucléose. Ce dernier a recommencé l’entraînement et nul doute qu’il devrait être à son poste quelque part en finale. De toute façon, c’est connu que des miracles surviennent toujours à ce temps-ci de l’année ! En son absence, Félix Bibeau et Joël Teasdale – pour qui il s’agira d’une troisième finale en autant d’années – ont brillamment pris la relève, sans compter l’apport inestimable du général à la ligne bleue, Noah Dobson.

Lavoie s’éclate

Raphaël Lavoie, des Mooseheads.
Photro tirée du site internet, HalifaxMooseheads.ca
Raphaël Lavoie, des Mooseheads.

Dans l’autre camp, Raphaël Lavoie connaît des séries du tonnerre avec 17 buts, un record de concession, et 27 points en 17 rencontres. Considéré comme un espoir de première ronde en prévision du prochain repêchage de la LNH, l’imposant attaquant québécois a sans doute gagné de nouveaux points auprès des recruteurs qui l’épient partout depuis le début du printemps. Les Orignaux comptent aussi sur deux gagnants de la Coupe du Président avec Bathurst, l’an dernier, en Samuel Asselin et Antoine Morand. Si Mario Pouliot tentera de soulever le précieux trophée deux ans de suite à la barre de deux clubs différents, un exploit rarissime accompli par seulement deux instructeurs, son homologue néo-écossais sera à la recherche d’une première bague à sa quatrième participation à la finale.

Les unités spéciales seront cruciales. Le jeu de puissance des Huskies roule à plein régime avec 35,2 % d’efficacité alors que celui des Mooseheads se chiffre à 30,8 %. Rouyn-Noranda est encore plus efficace loin de son domicile à 53,1 %. Nos observateurs sont clairs : les Huskies remporteront le deuxième championnat de leur histoire.

  • Roby : Huskies en 6
  • Kevin : Huskies en 6
  • Mikaël : Huskies en 5
  • Sébastien : Huskies en 7

Classement après trois rondes

1. Kevin: 29 pts
2. Roby: 29 pts
3. Sébastien: 27 pts
4. Mikaël: 26 pts

2 points pour la bonne équipe et 1 point supplémentaire pour le nombre de matchs