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Inondations: ce qu’il faut savoir sur la pollution de l'eau potable

Inondations: ce qu’il faut savoir sur la pollution de l'eau potable
MAXIME DELAND/AGENCE QMI

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Les sinistrés des inondations doivent non seulement composer avec l'eau qui a envahi leur résidence, mais doivent aussi se méfier des pathogènes qui s'y cachent, a averti l’ingénieur hydrologue François Brissette en entrevue à QUB radio. 

«L’eau est le premier vecteur de transmission des pathogènes, les microorganismes qui peuvent transmettre des maladies», a insisté le professeur au Département de génie de la construction de l'École de technologie supérieure en entrevue à l’émission Dutrizac de 6 à 9  

Lorsqu’il y a des inondations, comme c’est actuellement le cas dans plusieurs régions du Québec, «on se retrouve avec un mélange d’un paquet de polluants potentiels», a expliqué l'expert. 

  

  • ÉCOUTEZ l'entrevue complète de François Brissette à QUB radio:   

 

«On a des refoulements d’égout. Si on a des fosses septiques et des champs d’épuration, ça va déborder. Donc, tout ça est mélangé dans une mixture et, à ce moment-là, par défaut, toute l’eau qui circule est potentiellement contaminée», a-t-il poursuivi. 

En situation d’inondation, il faut cesser de consommer l’eau jusqu’à ce que la situation revienne à la normale. «Ce n’est pas des eaux proches desquelles on veut jouer trop longtemps», a également mentionné M. Brissette. 

D’ailleurs, une fois que l’eau se sera retirée des maisons, tout devra être minutieusement séché, puisque «si ça reste humide, [...] vous allez avoir les conditions idéales pour avoir une prolifération de ces pathogènes-là». 

Un non-sens 

François Brissette a également appelé à un changement de règlementation pour empêcher les gens de se construire en zone inondable. 

«Si on avait une règlementation et une volonté politique et qu’on empêchait aux gens de se construire là où ils ne devraient pas, on n’aurait pas ce genre de problème là», a-t-il soutenu. 

«On se retrouve avec des situations qui sont un non-sens, a-t-il ajouté. Des gens qui sont construits là où ils ne devraient pas, alors qu’il y a bien de la place en amont, mais dans un milieu qui est un peu moins intéressant qu’une belle vue sur le lac.» 

Selon lui, «les municipalités sont en bonne partie responsables» pour le nombre de sinistrés touchés par les inondations au Québec. Le gouvernement provincial est également à blâmer.

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