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La porte est grande ouverte

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Photo USA TODAY Sports Omar Browne a marqué son premier but avec l’Impact, dimanche.

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En vous réveillant cette semaine, vous constatez comme moi, un peu surpris, que l’Impact est à égalité au premier rang de l’Association de l’Est de la MLS, malgré l’absence de Nacho Piatti, celle de Saphir Taïder aussi, qui a raté le match de mercredi dernier.

En dépit de la rotation à laquelle a dû se plier Rémi Garde en insérant plusieurs jeunes au sein de la formation et du calendrier défavorable, le Bleu-blanc-noir s’est très bien tiré d’affaire.

En fait, ce début de calendrier nous donne espoir. On se dit que la saison ne sera pas comme les précédentes et on se met à rêver.

En plus de tous ces facteurs que j’ai énumérés, j’ajouterai que l’Impact a réussi à accrocher des points sans offrir de performances extraordinaires. Dans la majorité des rencontres qu’il a disputées, le XI montréalais a été en mesure de grappiller des points pour se placer dans une position favorable au classement.

C’est donc dire que demeure une marge de progression importante pour cette équipe. Ça aussi, ça contribue au rêve.

Déceptions dans l’Est

Donc, si l’Impact est en mesure de pérenniser sa formation de départ, le reste de la saison pourrait s’avérer fructueux à Montréal.

De plus, le Bleu-blanc-noir peut bénéficier de l’instabilité dans l’Est de la MLS. Plusieurs équipes qu’on voyait dominer dans l’Est en début de saison n’obtiennent pas les succès escomptés.

D’abord, les deux clubs de New York vivotent dans le bas du classement. Sont-ils en mesure de reprendre du poil de la bête d’ici la mi-saison ? Leurs performances auront une incidence directe sur la hiérarchie, c’est certain.

On peut aussi se demander si le Toronto FC va revenir à ses standards de 2017. Et que dire d’Atlanta United, qui n’est que l’ombre de lui-même cette année après une saison record l’an dernier ? Sa première victoire à domicile, samedi face aux Rapids du Colorado, lui donnera-t-elle l’élan suffisant pour se relancer ?

Pour l’instant, cette instabilité sert bien la troupe de Rémi Garde. Elle est capable de se maintenir dans le haut du classement sans avoir atteint son apogée.

Cela dit, l’Impact doit aussi en profiter pour se mettre à l’abri et peut-être même pour s’assurer l’avantage du terrain en vue des prochaines séries éliminatoires. Parce que dans la nouvelle formule de celles-ci, finir dans le peloton de tête constituera un avantage net.

Quand Urruti marquera...

Si on omet les matchs contre Kansas City et Philadelphie, les Montréalais offrent une performance défensive exceptionnelle cette saison.

Sans ces deux affronts, c’est quatre buts en huit matchs que l’Impact a accordés en plus d’obtenir cinq blanchissages.

Et à y regarder de plus près, on se rend compte que l’Impact a gagné sans que son attaquant principal, Maxi Urruti, ait inscrit un seul but.

Certes, l’Impact a montré qu’il peut gagner sans l’apport offensif de l’Argentin. Mais sa production entre certainement en compte quand on anticipe la marge de progression du club.

À la vue des statistiques d’Urruti, je comprends que plusieurs partisans se soient demandé s’il ne serait pas plus judicieux de faire jouer Anthony Jackson-Hamel à sa place. À la suite de son doublé en Nouvelle-Angleterre, le Québécois aurait certainement obtenu le droit de prétendre à un départ le samedi suivant.

Mais Garde a fait sa niche. Urruti est son attaquant jusqu’à preuve du contraire et on ne saurait le contredire puisque l’équipe gagne.

Pourquoi ce choix au juste ? Parce que même s’il ne marque pas, Urruti a un volume de jeu impressionnant et que personne ne peut en faire autant que lui d’un point de vue défensif.

Que Jackson soit en réserve sur le banc, c’est parfait pour le club en ce moment. Le Bombardier de Limoilou offre une compétition à l’interne qui est toujours bénéfique au sein d’un effectif.

Belle carte de visite

Le match de dimanche face au Fire de Chicago a permis à Omar Browne de faire ses premiers pas avec l’Impact.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que ses débuts ont été réussis. Son but, aboutissement d’un effort individuel, a permis au Bleu-blanc-noir de sortir de la rencontre avec le sourire et les trois points.

Durant les quelques minutes que j’ai vu, je peux vous dire que j’ai aimé son style très latin. Un joueur qui me semble à l’aise avec le ballon aux pieds, ce dont l’équipe avait besoin, et qui est capable de folie dans le jeu. J’ai hâte de voir ce qu’il peut faire sur une base régulière.