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Inondations à Sainte-Marthe-sur-le-Lac: l’histoire se répète 40 ans plus tard

La ville avait connu des inondations majeures avant la construction d’une digue

Avant Après
Photo d'archives
Photo Agence QMI, Maxime Deland

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L’inondation soudaine d’un quartier entier de Sainte-Marthe-sur-le-Lac samedi a rappelé de mauvais souvenirs à des résidents qui ont vécu la même situation il y a plus de 40 ans avant la construction de la digue qui a cédé.

« Je n’ai jamais cru que ça se reproduirait à nouveau. C’est simple, depuis qu’on a une digue, on n’avait plus de problèmes », lance Thérèse Côté, rencontrée sur la 31e Avenue, à un jet de pierre de sa maison maintenant encerclée d’eau.

Elle se souvient du printemps 1976 comme si c’était lundi. Alors enceinte de son garçon, elle raconte avoir vu l’eau monter, mais beaucoup plus lentement que la crue soudaine et violente de samedi.

Des crues centenaires de 1974, 1976 et 1979 avaient entre autres affecté tout le secteur situé entre la 7e et la 45e Avenue au sud de la rue Louise.

Les gouvernements fédéral et provincial avaient offert d’importantes compensations financières. Ils avaient aussi entrepris d’ériger la digue à la suite de ces inondations pour retenir la pression du lac des Deux Montagnes pour éviter que le même scénario se répète, indiquent des documents du ministère de l’Environnement consultés par Le Journal.

Yves Beaudoin, 65 ans, était au cœur de l’action à ce moment. Policier municipal à l’époque, il patrouillait en chaloupe, aidait les résidents à évacuer et surveillait pour prévenir le pillage des maisons.

« C’était le même secteur », assure-t-il en ajoutant qu’il ne « s’attendait jamais » à ce qu’un tel scénario catastrophe se reproduise.

Après la digue, il n’y a eu que de petites inondations, selon lui, mais jamais rien de tel.

Ils l’avaient vu venir

« Ç’avait monté tranquillement en 1976. On l’avait vu venir », raconte Thérèse Côté. Le quotidien des gens ne semblait pas avoir été perturbé outre mesure comparativement à l’état d’urgence des derniers jours.

« Personne n’avait vraiment évacué les lieux. J’allais jouer aux cartes chez mon beau-frère », se souvient-elle.

Les tracteurs municipaux allaient chercher les enfants à la maison dans les rues inondées pour qu’ils puissent prendre l’autobus scolaire les amenant à l’école, témoigne Yves Beaudoin.

Sinon pas d’emprunt

C’est d’ailleurs grâce à la construction de la digue quelques années plus tard qu’il a obtenu un prêt de la banque afin d’acheter sa résidence dans le secteur touché.

Somme toute, Thérèse Côté ne critique pas ceux qui ont choisi d’acheter ou de se construire dans le quartier.

« Tout était correct depuis qu’on avait la digue. Ça faisait des décennies qu’on n’avait pas eu de problèmes », soupire-t-elle.

– Avec la collaboration d’Hugo Duchaine

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