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Ottawa achète un terrain au lourd passé

Montréal vend finalement un site très convoité

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Le gouvernement du Canada mettra la main pour 7,4 millions $ sur un terrain du Vieux-Montréal qui a fait les manchettes dans une affaire de présumé pot-de-vin.

La Ville de Montréal approuvera mercredi la vente au fédéral de ce terrain situé sur la rue Saint-Jacques, à l’est de la place d’Armes, sur lequel se trouve actuellement un stationnement.

La Ville tente tant bien que mal de se départir de ce terrain, depuis plus de 15 ans. Mais une enquête du Bureau de l’inspecteur général (BIG) et une poursuite judiciaire ont notamment retardé les choses.

Pot-de-vin refusé

En 2005, le comité exécutif de la Ville de Montréal, à ce moment présidé par Frank Zampino, décide pour une raison obscure de ne pas donner suite à la meilleure offre d’achat de 3,6 M$ faite par une compagnie à numéro.

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Peu de temps après, l’un des entrepreneurs ayant répondu à l’appel d’offres a été sollicité sans succès par « un tiers » pour obtenir 100 000 $ en pot-de-vin, « en échange de la progression du dossier auprès des autorités politiques », a fait savoir le BIG dans un rapport publié en 2014.

Une autre firme, Constructa, poursuit encore à ce jour la Ville après que le maire Gérald Tremblay eut mis fin aux discussions avec elle.

La firme demandera même d’interroger l’ex-argentier du parti Union Montréal, Bernard Trépanier, aujourd’hui décédé, dans cette cause.

Une autre transaction, cette fois à Groupe Antonopoulos et DevMcGill, a été annulée en 2014, à la suite du rapport du BIG, dévoilant de nouvelles irrégularités.