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La DPJ, ça suffit

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Obtenir du gouvernement la liste ou même le nombre d’enfants morts alors qu’ils étaient sous la protection de l’État, c’est comme arracher une dent à un gorille, mais en voici quelques-uns glanés sur internet.

Le cas de Granby n’est pas isolé.

2008 : Katarina, 5 semaines. Signalement à la naissance. Méthamphétamine dans l’urine. La DPJ décide de ne pas retirer l’enfant. Elle meurt cinq semaines plus tard.

2012 : Anaïs, Loïc et Laurélie, 2, 4 et 5 ans. Noyés dans le bain par leur mère, qui ne devait jamais rester seule avec eux. La DPJ avait confié la supervision des visites à la grand-mère. Cette dernière était sortie quand le drame est arrivé.

2016 : Charles, 20 mois. Décédé en étant sur la liste d’attente. La DPJ a reçu un blâme sévère de la Commission des droits de la personne. L’enfant avait le fémur brisé à deux endroits.

Pas droit à l’erreur

Sans oublier les filles Shafia, les juifs Lev Tahor, et ma petite voisine dont la mère brûlait les mains avec des cuillers chaudes. La DPJ avait trop peur du père, un trafiquant iranien, pour prendre un signalement.

Avec 40 000 signalements retenus l’an dernier, il y aura toujours des « erreurs », mais si le Québec s’est donné un organisme de protection de la jeunesse, un monstre administratif, aucun enfant ne devrait payer de sa vie les pénuries et les ratés du système.

Il devrait y avoir un tiroir secret rempli de ressources d’urgence pour protéger les plus en danger. Les enfants battus constituent 30,5 % des signalements. Ils n’ont pas leur place sur une liste d’attente de 3000 enfants.

Je rêve d’une grande enquête sur la DPJ, mais aussi une grosse conversation entre « nous autres » au sujet de nos enfants, dont nous ne sommes peut-être pas si fous que ça, après tout.