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Loi linguistique: CAQ = PLQ

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Dans le dossier linguistique, François Legault fait preuve de cécité. L’inaction de son gouvernement favorise ses adversaires libéraux et solidaires que l’effritement du français renforce petit à petit.

J’ai souvent vanté la ténacité de François Legault pendant les années où beaucoup de commentateurs le donnaient pour politiquement fini. J’applaudis son projet de loi 21 pour empêcher les figures d’autorité de manifester leurs allégeances religieuses pendant l’exercice de leurs fonctions.

Cela dit, le chef de la CAQ semble avoir menotté sa ministre Nathalie Roy, qui voulait se battre pour le français et qui ne le peut pas. Pourquoi nommer une bagarreuse si c’est pour lui attacher les mains dans le dos ?

Détérioration

Plus le français s’émousse ou s’abâtardit en franglais, plus le bilinguisme s’immisce dans notre quotidien à coups de « week », de « fest », de « bonjour/hi » et de raisons sociales qui nous ramènent aux années 1960, plus ça aide le Parti libéral et Québec solidaire. On peut comprendre ces dernières formations de laisser cyniquement les choses se détériorer.

Si M. Legault ouvrait les yeux, il verrait que sa base électorale va se réduire en peau de chagrin si le français continue de décliner. Attaquer ce dossier vital pour son peuple, en revanche, pourrait lui permettre de ne pas être le tout dernier premier ministre vaguement nationaliste de l’histoire du Québec.

Match nul

Au micro de Benoît Dutrizac à la radio QUB, j’entendais la députée libérale Christine St-Pierre, anciennement responsable de la langue, se targuer que le français progressait davantage sous Charest et Couillard que maintenant sous Legault... Bien sûr, c’est de la foutaise ! Puisque les libéraux n’ont rien fait ! Mais les caquistes non plus... Alors, disons que c’est match nul.

Le seul fait que Christine St-Pierre puisse retourner la situation à son avantage et prétendre que les libéraux étaient plus actifs pour le français que les caquistes aujourd’hui, voilà qui en dit long ! Il est temps que vous détachiez les mains de votre ministre, Monsieur Legault.