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Voici pourquoi on ne peut dévoiler l’identité de la fillette

Voici pourquoi on ne peut dévoiler l’identité de la fillette
Photo Mario Beauregard

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Les Québécois sont nombreux à vouloir connaître l’identité de la fillette morte tragiquement à Granby, mais aussi l’identité de son père et sa belle-mère, qui font face à la justice.

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Dans le cas du procès de Guy Turcotte, les noms des petites victimes et de l’accusé étaient connus du public et diffusés dans les médias. Pourquoi est-ce différent dans le cas de ce triste événement survenu à Granby? 

«Une ordonnance de non-publication a été ordonnée par le tribunal. Elle interdit la publication de tout élément qui pourrait tendre à identifier les témoins dans la cause et la victime», a expliqué Jean-Pascal Boucher, porte-parole du Directeur des poursuites criminelles et pénales, jeudi, après la comparution du père et de la belle-mère de la victime. 

L’article 11.2.1 de la Loi sur la protection de la jeunesse est clair sur ces enjeux: «on ne peut publier ou diffuser une information permettant d’identifier un enfant ou ses parents, à moins que le tribunal ne l’ordonne ou ne l’autorise». 

Les médias comme les membres du public ne sont pas autorisés à dévoiler publiquement des informations qui permettraient d’identifier la fillette, son père, sa belle-mère, ou tout autre proche. 

L’adresse, ou le nom de la rue où le drame s’est déroulé, et le nom de l’école que la fillette fréquentait sont d’autres éléments que la Loi sur la protection de la jeunesse protège. 

«L’ordonnance vise les témoins dans l’affaire. Il y a des liens entre les individus liés à l’enquête qui pourraient être identifiés et ça pourrait nuire au processus judiciaire», a expliqué Jean-Pascal Boucher. 

C’est pourquoi les photos des visages des accusés sont brouillées, tout comme celles de la petite victime. C’est aussi pourquoi les témoignages des proches sont faits de manière à ne pas pouvoir les identifier, afin de respecter cette ordonnance de non-publication.