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La tendance: un président et un DG

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Photo d’archives George McPhee a abandonné le poste de directeur général des Golden Knights pour se consacrer à son rôle de président des opérations hockey.

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Les Golden Knights de Vegas ont rapidement résolu le problème. Il n’était pas question de laisser filer Kelly McCrimmon, premier candidat au poste de directeur général des Oilers d’Edmonton. George McPhee et le propriétaire Bill Foley lui ont confié le poste de directeur général et McPhee demeurera le président des opérations hockey des Golden Knights.

Voilà une autre formation qui adopte le concept administratif d’un président des opérations hockey et d’un directeur général.

Est-ce que le Canadien devrait adopter un tel organigramme ? Il faut croire que Geoff Molson n’y croit pas vraiment, sinon il aurait profité des dernières années pour agir en conséquence.

Il reste que de plus en plus, les organisations se tournent vers une gestion plus élargie. Dans les faits, on embauche deux personnes possédant une vaste expérience, parfois comme administrateur ayant occupé le poste de directeur général dans le passé ou encore comme ex-joueur, et on leur accorde des pouvoirs plus stratégiques pour diriger le secteur hockey.

Les Golden Knights de Vegas
Photo d'archives
Les Golden Knights de Vegas

Le président est en étroite communication avec le propriétaire, pendant que le directeur général canalise ses énergies dans les opérations quotidiennes de l’équipe.

Pourquoi une organisation aussi riche que celle du Canadien tarde-t-elle à emboîter le pas ?

Sans doute parce qu’on ne croit pas à un tel organigramme. Pourtant, quand on consulte les résultats des dernières années, peut-être devrait-on s’y attarder.

Probablement que les Oilers, qui comptent déjà sur Bob Nicholson dans le rôle de président, ex-tête dirigeante de Hockey Canada, choisiront aussi — comme le veut la rumeur — un directeur général, Mark Hunter étant le premier sur la liste, et deux autres candidats, et on formera un trio pour les opérations quotidiennes de l’équipe. Sean Burke et Keith Gretzky pourraient être deux adjoints du directeur général, et Scott Mellanby est toujours dans la course.

Bobrovsky et la banque

Sergei Bobrovsky accumule les bonnes notes, mais une question surgit : va-t-il obtenir ce qu’il convoite, un contrat de 10,5 millions $, un contrat comparable à celui consenti par le Canadien à Carey Price ?

Pourquoi se poser cette question ?

Les Hurricanes de la Caroline mènent leur série par 3-0 contre les Islanders de New York. Ils ont utilisé deux gardiens touchant des salaires de 1,5 million $ chacun. Les Islanders ont accédé au deuxième tour avec un gardien embauché au salaire de 1,5 million $.

Le Canadien avait un investissement de 12 millions $ pour ses deux gardiens la saison dernière.

Les directeurs généraux seront-ils moins tentés d’investir une telle somme ? Ou verra-t-on éventuellement l’alternance entre deux gardiens ?

L’ex-décideur des Canucks de Vancouver, des Maple Leafs de Toronto et des Ducks d’Anaheim, Brian Burke, affirme que la prudence est de mise.

« Dans un monde où la parité est plus présente que jamais, alors que le plafond salarial complique de plus en plus le travail des directeurs généraux, on ne doit pas verser de 10,5 millions $ pour un gardien. »

Il base son analyse sur les résultats obtenus par certaines équipes depuis le début des séries éliminatoires. Il ajoute que les organisations qui ont su bâtir des brigades défensives de premier niveau, avec des patineurs au gabarit imposant, auront un avantage assuré et qu’elles n’auront pas à dépenser une fortune pour un gardien.

Intéressant. Mais encore faut-il revoir toute la philosophie de gestion. Dresser une ligne de préférence pour les recruteurs et savoir développer les patineurs.

Les Hurricanes, évidemment, attirent l’attention parce qu’ils ont innové pendant toute la saison, à partir des célébrations après les victoires à Raleigh, et aussi en confiant les guides de l’équipe à un entraîneur qui cache son équipement d’ex-joueur de centre sous un complet dernier cri. Rod Brind’Amour communique sa passion à son groupe en s’assurant que tout le monde est à la même page.

Il respecte la personnalité de chacun de ses joueurs, mais une fois dans le vestiaire, ils forment un groupe bien tissé, un groupe engagé à compétitionner à la hauteur des attentes.

Karlsson en transit ?

Erik Karlsson est le premier à le reconnaître, il a connu sa part d’ennuis au cours de la dernière saison. Cependant, les derniers résultats démontrent qu’on revoit de plus en plus le Karlsson qui dominait la Ligue nationale. Pour l’instant, il fait l’objet d’une surveillance étroite de bien des équipes. Kyle Dubas, des Maple Leafs de Toronto, a assisté à quelques matchs des Sharks de San Jose. Rick Tocchet, des Coyotes de l’Arizona, également.

Le défenseur suédois ne laisse filtrer aucune information sur la stratégie qu’il entend préconiser à l’approche du marché des joueurs autonomes sans restriction.

Va-t-il demeurer à San Jose ? Représente-t-il toujours le joueur qui convoite un contrat de 12 millions $ par saison ?

Il a 29 ans, mais on ne fait plus l’unanimité sur le statut qu’on doit lui attribuer. Des équipes croient qu’il retrouve graduellement ses moyens et qu’il appartient toujours à l’élite des cinq meilleurs défenseurs de la ligue. D’autres estiment qu’il a perdu de son lustre au cours des 18 derniers mois et qu’il doit faire l’objet d’une sérieuse réflexion avant de recevoir un contrat aussi imposant.

Les Rangers de New York, les Maple Leafs, les Coyotes et... le Lightning sont des équipes qui manifesteront un intérêt. Tampa Bay est un marché intéressant puisque la fiscalité favorise les deux formations de la Floride, ainsi que les Golden Knights dans l’État du Nevada.