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L’enquête sur les dirigeants d’Otéra Capital traîne en longueur

La Caisse promet d’agir rapidement une fois les conclusions du rapport connues

Michael Sabia caisse depot
Photo Simon Clark Le PDG de la CDPQ Michael Sabia était à l’Assemblée nationale hier pour l’étude des crédits de l’organisme qu’il dirige.

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Trois mois après avoir ordonné une enquête interne sur les hauts dirigeants de sa filiale Otéra Capital, la Caisse de dépôt et placement dit toujours attendre le rapport de l’enquêteur.

De passage à Québec hier lors de l’étude des crédits du bas de laine des Québécois, le président Michael Sabia a promis une réponse rapide aux conclusions de l’enquête interne qui s’étire sur sa filiale immobilière Otéra.

« C’est une question de transparence. Il faut respecter le processus et les activités de l’enquêteur. Mais il y aura une livraison rapide », a-t-il indiqué.

Au début du mois de février, le PDG de la Caisse avait pourtant ordonné une enquête expéditive afin de faire la lumière sur les révélations de notre Bureau d’enquête liant le conjoint de la vice-présidente d’Otéra Capital, Martine Gaudreault, notamment au clan mafieux Rizzuto.

La filiale de la Caisse a aussi prêté 44 millions $ pour la construction d’une résidence d’aînés dont l’un des promoteurs est un important partenaire d’affaires de son grand patron, Alfonso Graceffa.

Les résultats de l’enquête interne, qui est menée par un expert externe, seront rendus publics, a tenu à redire M. Sabia.

« Si, à la suite de l’enquête que nous avons lancée, il y a des choses que nous devons améliorer, nous allons le faire », a-t-il prévenu.

Manque d’informations

La Caisse s’est également défendue de manquer de transparence dans son plus récent rapport annuel, alors que les états financiers de ses trois plus importantes filiales (Otéra Capital, Ivanhoé Cambridge et CDPQ Infra) en sont absents.

Ces trois filiales ont pourtant des actifs nets de 45 milliards $, dont 34 milliards $ pour Ivanhoé Cambridge, quelque 4,5 milliards $ pour Otéra Capital et 7 milliards $ pour CDPQ Infra.

« On vit dans un monde hautement concurrentiel », a fait valoir M. Sabia, soutenant que la Caisse ne pouvait divulguer toutes les informations de ses filiales dans son bilan annuel alors que la compétition s’avère féroce.

Oui au secteur du gaz

Sur la question des investissements dans les énergies fossiles, la Caisse a clairement indiqué hier qu’elle n’avait pas l’intention d’arrêter d’investir dans le secteur du gaz naturel.

« Est-ce qu’on va continuer à investir dans le gaz ? Oui. Est-ce qu’on va continuer à investir dans le transport du gaz ? Oui », a exprimé M. Sabia, soutenant que le gaz naturel représente une source d’énergie de transition un peu partout à l’échelle planétaire.

Le mois dernier, la Caisse a acquis une participation de 31,5 % dans la plus grande entreprise de transport de gaz naturel au Brésil, soit Transportadora Associada de Gás (TAG). Un investissement de plusieurs milliards de dollars.