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Les déboires de la voiture électrique au bureau

Les déboires de la voiture électrique au bureau
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Le 22 avril dernier se tenait le Jour de la Terre, événement mondial soutenant la protection de l’environnement. Comme tout acteur social, les employeurs ont évidemment leur rôle à jouer face à cet enjeu crucial.

Bien que la communauté scientifique ait sonné l’alarme quant à l’urgence d’agir pour réduire notre empreinte écologique, ce ne sont pas tous les patrons qui facilitent la vie des employés faisant preuve d’initiatives vertes pour se rendre au boulot.

Recharger son véhicule

Fier propriétaire d’une nouvelle Tesla, un capitaine d’une caserne de pompiers, située dans la ville de Québec, s’est vite rendu compte que l’absence de borne de recharge à son lieu de travail lui posait problème.

Pour pallier cette difficulté, l’employé a décidé de fabriquer son propre système de rechargement, en coupant le câble électrique d’une machine de lavage à pression qui était déjà abîmé et en s’alimentant à même les prises électriques de l’établissement. Le remplacement de ce câble a d’ailleurs entraîné un coût de 500 $ pour l’employeur.

Mis à part cette appropriation sans droit d’un bien appartenant à l’employeur (qui n’est certainement pas l’idée du siècle et mérite d’être sanctionnée sévèrement), les autres fautes qui lui sont reprochées tournent principalement autour de la recharge de son véhicule au travail.

Tout d’abord, l’employeur lui reproche d’avoir utilisé de l’électricité à des fins personnelles.

Vol d’électricité

De son point de vue, le fait qu’un salarié consomme de l’électricité pour recharger sa voiture revient au même que s’il avait volé de l’essence dans le réservoir d’un camion de l’entreprise.

Ensuite, l’employeur considère que le salarié a manqué à ses obligations en laissant entrouverte une porte de la caserne sans surveillance, dans l’unique but de laisser passer le câble d’alimentation. Il a également mis en danger la santé et la sécurité de ses collègues en utilisant un fil endommagé.

Pour finir, l’employeur l’accuse d’avoir stationné son auto à un endroit inapproprié pour s’approcher le plus possible de la prise électrique, soit sur la pelouse à l’arrière de l’immeuble. L’ensemble de ces fautes a convaincu l’employeur de le congédier.

Responsabilité sociale

L’arbitre de grief saisi de l’affaire en viendra à la conclusion que le congédiement était la sanction appropriée. Selon lui, l’employé a commis une série de fautes pour brancher son véhicule, malgré les avertissements de son employeur et la directive claire qui lui interdisait de le faire. Par son comportement, il a manqué d’honnêteté et a brisé le lien de confiance envers son employeur.

À l’heure où la responsabilité sociale des entreprises est de plus en plus décisive, il est à espérer que les employeurs encourageront davantage les modes de déplacement écologiques et mettront en place des incitatifs auprès de leur personnel.

Conseils

  • Face à l’augmentation du nombre de véhicules électriques sur nos routes, l’employeur devrait établir une politique claire précisant ce qui est permis et ce qui est interdit relativement à la consommation d’électricité.
  • L’employeur pourrait faire l’acquisition de bornes de recharge payantes ou établir un tarif de stationnement particulier pour les utilisateurs d’une prise électrique et identifier les espaces aménagés à cette fin.
  • D’ici là, le salarié ne peut pas utiliser l’électricité de l’entreprise pour recharger son véhicule, sans avoir obtenu d’autorisation au préalable.