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Mais qui s’occupe de la DPJ? Voici à quoi ressemble l'organigramme du ministère de la Santé et des Services sociaux

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Qui est responsable de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ), chargée d’assurer la sécurité de la fillette de sept ans morte tragiquement à Granby ?

Il s’agit du ministère de la Santé et des Services sociaux, dont nous reproduisons ci-contre la plus récente version de l’organigramme.

Le mot « jeunesse » y apparaît une seule fois, mais vérifications faites, la chaîne de commandement est beaucoup plus complexe.

Chacune des directions régionales de la protection de la jeunesse relève des 22 CISSS et CIUSSS au Québec, dont les présidents-directeurs généraux relèvent eux-mêmes du sous-ministre de la Santé qui, lui, relève de la ministre de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann.

« Tentaculaire »

En 2010, alors qu’il était dans l’opposition, l’actuel ministre des Transports et député de Granby, François Bonnardel, avait déjà fait une sortie en règle contre ce flou bureaucratique.

« C’est assez spectaculaire de voir l’état tentaculaire du ministère de la Santé », avait-il affirmé.

Faut-il s’étonner que le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, qui fait partie de la tête de ce vaste organigramme, ait du mal à savoir ce qui se passe dans cette structure ?

Par exemple, hier, il a eu bien du mal à expliquer quel sort était réservé au patron de la DPJ en Estrie, Alain Trudel.

Suspension, démission, retrait volontaire ? Avec solde ou sans solde ?

M. Trudel aurait finalement demandé lui-même d’être retiré de ses fonctions, au moment où on lui annonçait qu’il était suspendu avec solde !