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Ne jamais oublier

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Comme des centaines de milliers de parents, j’ai étreint mes enfants avec encore davantage d’affection qu’à l’habitude au cours des derniers jours.

Mais pendant ce temps, il y en a des milliers d’autres qui n’ont pas cette chance. Qui souffrent en silence. Qui vivent dans un enfer que certains osent qualifier de nid familial, en attendant, en espérant.

Abandon

Le système québécois a lâchement et honteusement laissé tomber cette pauvre petite puce de sept ans. Même si l’exercice est incroyablement douloureux, nous devons faire toute la lumière sur ce qui a mené à cet abandon mortel. Car il est impératif de comprendre pour tenter d’en tirer des leçons.

Mais il faudra aller plus loin. Beaucoup plus loin, pour que ce décès tragique ne soit pas survenu en vain. En ce sens, la volonté exprimée par le premier ministre Legault semble être un pas dans la bonne direction. Au même titre que les partis politiques avaient mis de côté la partisanerie dans le cadre de la commission parlementaire « mourir dans la dignité », il a souhaité qu’une discussion plus large puisse se tenir.

Comme le disait la députée libérale Hélène David, il s’agirait cette fois du principe de « grandir dans la dignité ». Il faudra tout mettre sur la table. Notamment le manque de transparence de la DPJ et l’absence patente d’imputabilité. Également, il est grand temps de remettre en question la sacro-sainte notion du maintien dans le milieu familial. Voir si ce principe n’a pas fini par faire dérailler la mission de la DPJ, qui est de protéger les enfants et les adolescents dont la sécurité ou le développement est compromis.

Nous

Finalement, il y a « nous ». Nous avons cette responsabilité collective de ne pas oublier. De ne pas passer rapidement à autre chose, parce que ça fait mal. C’est à nous d’exiger des changements. De talonner nos décideurs. De protéger notre jeunesse.