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Comment aider les sinistrés?

JM 0505 Venir en aide aux sinistrés des innondations
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Nous sommes tous sensibles à la situation des sinistrés affligés par les inondations qui secouent actuellement le Québec. Au-delà des pertes matérielles, ces moments sont particulièrement éprouvants et difficiles sur le plan psychologique.

La tempête de stress

Vivre un tel sinistre constitue un phénomène extrêmement stressant : il est à la fois imprévisible et il est impossible d’exercer un contrôle sur celui-ci. Il y a aussi une composante affective particulière qui est en cause lors d’un tel événement : la maison constitue habituellement le lieu où l’on se sent en sécurité, un refuge où l’on peut se reposer et se retrouver en famille.

Désormais submergé, ce lieu se transforme en une source majeure de stress et d’anxiété. Qui plus est, on investit dans sa maison, non seulement sur les plans financier et matériel, mais aussi et surtout sur le plan affectif. D’un jour à l’autre, le fonds de pension que représente la résidence et les souvenirs qui y sont précieusement conservés peuvent nous échapper.

Les impacts à surveiller

Un sentiment d’impuissance et d’injustice, de la tristesse, de la détresse, de l’anxiété, de l’irritabilité ou de la colère peuvent affecter les sinistrés. Lorsqu’envahi par le stress et l’émotion, la prudence est de mise : il est important de ne rien brusquer et de ne pas s’engager dans des décisions importantes, car la surcharge d’émotions peut temporairement affecter nos capacités de jugement et de raisonnement.

Un événement, plusieurs réactions possibles

Un stress qui perdure dans le temps peut aussi avoir des effets néfastes, notamment sur l’appétit et la qualité du sommeil, entraîner des maux de tête ou de dos ainsi que des troubles digestifs.

Il faut également demeurer sensible à notre hygiène de vie, aux habitudes de consommation et de sommeil qui peuvent se modifier lors de tels événements.

Les personnes plus anxieuses, déjà submergées par les responsabilités du quotidien ou vivant par ailleurs avec des réalités difficiles peuvent vivre une détresse psychologique encore plus grande lors d’un sinistre. Leur manière de réagir peut aussi dépendre de leur tolérance au stress et du fait d’avoir vécu d’autres événements traumatiques par le passé.

D’autres éléments, tels que l’aide des autorités, l’appui des proches de même que la flexibilité de l’employeur face à la gestion de l’horaire chamboulé, par exemple, auront aussi une incidence sur la façon dont réagissent les victimes.

Enfin, les différents facteurs liés au contexte, tels que la gravité, l’ampleur, la durée et la méconnaissance des impacts à plus long terme auront assurément un effet sur la détresse psychologique du sinistré. Ainsi, les divers facteurs liés à la personne et à sa situation, à l’environnement et au contexte seront des éléments clés du niveau de détresse psychologique.

Comment venir en aide aux sinistrés ?

Si vos proches sont victimes d’une inondation, l’écoute et l’empathie seront apaisantes. La dernière chose à faire auprès de personnes qui éprouvent de la détresse psychologique est de tenter de minimiser ce qu’ils peuvent vivre ou ressentir, et de leur dire que la situation pourrait être pire. Il convient davantage de demander ce qu’on peut faire pour les épauler et offrir une aide concrète : qu’il s’agisse de préparer des repas pour eux, d’aller reconduire les enfants à l’école, ou de les accueillir chez vous pendant quelques jours.

Quoi faire si on est victime d’une inondation ?

1. Brisez l’isolement

Parlez des événements avec vos proches et des membres de votre communauté. En échangeant et en se réconfortant les uns et les autres, on se sent moins seuls et cela permet d’évacuer le trop-plein d’émotions.

2. Adoptez une saine hygiène de vie

Autant que faire se peut, il importe de prendre des mesures pour essayer de bien dormir, manger correctement, ainsi que de trouver des façons saines de diminuer son niveau de stress et prévoir des moments d’apaisement afin de refaire ses réserves d’énergie.

3. Mettez l’épaule à la roue

Dans la mesure du possible, le fait d’aider les membres de la famille ou de la communauté permet de demeurer dans l’action, tout en diminuant le sentiment d’impuissance.

► Garder confiance

Il est tout à fait normal et légitime de se sentir envahi par une foule d’émotions lors d’une telle épreuve. Il faut, malgré tout, garder espoir que cette situation évoluera pour le mieux, même si cela prend plus de temps que nous ne l’aurions souhaité. Au besoin, il ne faut pas hésiter à demander l’aide professionnelle requise pour vous aider durant ce moment plus difficile.