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Des changements qui traînent depuis six ans maintenant

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Québec tente depuis 2013 de mettre sur pied un protocole pour améliorer la coordination entre les hôpitaux, les écoles et les centres jeunesse qui aident les jeunes en difficulté. Mais la bureaucratie fait en sorte qu’il n’y est toujours pas parvenu six ans plus tard.

La Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) avait-elle été avisée que la fillette de 7 ans décédée tragiquement cette semaine à Granby ne fréquentait plus l’école depuis quelques semaines ?

C’est exactement le genre de communication entre les différents milieux en contact avec les personnes vulnérables que le gouvernement provincial tente de renforcer depuis six ans.

Jargon technique

Les ministères de la Santé et de l’Éducation avaient alors publié un Cadre de référence pour soutenir le développement et le renforcement d’un continuum de services intégrés pour les jeunes, aux paliers local et régional».

Ce document rédigé en jargon technique a été mentionné lors de l’étude des crédits budgétaires au cours des dernières semaines à l’Assemblée nationale.

On y trouve l’exemple d’un jeune de 12 ans dont la mère est victime de violence conjugale. Une fois ce protocole mis en place, l’école que fréquente cet enfant partagerait de l’information avec l’intervenant du réseau de la santé qui a pris la petite famille en charge.

Handicapés

Ce genre de dynamique s’appliquerait aussi à un enfant en difficulté suivi par la DPJ de même qu’à ceux avec un trouble envahissant du développement ou handicapés.

Québec voulait, grâce à ce programme, accoucher d’« une démarche de planification et de concertation pour les deux réseaux (santé et éducation) qui améliore la qualité des réponses aux besoins d’un jeune ».

Selon les renseignements fournis par le ministère lors de l’étude des crédits, l’adoption des nouvelles mesures a été longue.

Après la publication du cadre de référence, un plan de travail a été mis en place par les ministères concernés entre 2016 et 2018. On a ensuite demandé aux instances régionales de faire un plan respectant les grandes orientations du ministère. On est toujours en attente de ces plans régionaux.


♦ Par ailleurs, le ministère de la Santé a précisé qui s’occupait de la DPJ dans l’organigramme publié hier dans Le Journal. Ainsi, la « Protection de la jeunesse » relève de la sous-ministre adjointe Lyne Jobin et de la Direction générale adjointe des services à la famille, à l'enfance et à la jeunesse (directrice Pascale Lemay).