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Guylaine Guay : «Mon imagination a toujours été mon moteur»

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Guylaine Guay vient de lancer un tout premier livre pour enfants intitulé Clovis est toujours tout nu. Interrogée à ce sujet, l’animatrice et autrice nous donne de ses nouvelles et nous parle de son quotidien.

Après avoir publié son récit autobiographique Deux garçons à la mère, en 2014, et la bande dessinée pour adolescents Capitaine Aime-Ton-Mou contre les ténèbres du suif, en 2018, Guylaine Guay fait paraître ce printemps, aux Éditions de La Bagnole, Clovis est toujours tout nu, dont l’histoire est inspirée de l’enfance de son fils Clovis, qui est autiste non verbal.

«Avant l’âge de neuf ans, Clovis ne voulait pas porter de vêtements, jusqu’au jour où il a découvert un type de tissu qui lui plaisait bien. Dans ce livre, illustré par Orbie, il n’est mentionné nulle part que ce jeune garçon est autiste. Mon objectif est plutôt de faire sourire les gens tout en leur faisant constater qu’on peut rire de la différence. Je me suis déjà engagée à écrire un deuxième livre, qui mettra en lumière une autre particularité de Clovis. L’écriture est pour moi un moyen merveilleux de libérer ma créativité. J’aimerais d’ailleurs créer, dans les prochaines années, une série de livres s’adressant à un lectorat jeunesse. Mon imagination a toujours été mon moteur, et je suis loin d’en manquer!» s’exclame-t-elle.

L’avenir de ses fils

Mère de deux garçons autistes, âgés de 16 et 18 ans, Guylaine Guay continue de s’impliquer, depuis 2016, à titre de marraine de la Fondation Véro et Louis, dont la mission est de construire des maisons qui répondront aux besoins des autistes adultes de 21 ans et plus ayant besoin d’un encadrement constant.

«Clovis a 16 ans et, dès l’âge de 21 ans, il emménagera dans une maison Véro et Louis. La première de ces maisons est actuellement en construction à Varennes. Les services sociaux actuels ne sont pas adaptés à ses besoins. Dans cet établissement, il trouvera donc tout ce qu’il lui faut pour atteindre une certaine autonomie.»

«De son côté, mon fils Léo, qui vient d’avoir 18 ans, est autiste de haut niveau et il s’exprime très bien. Il est plus autonome que son frère, qui ne parle pas. Léo tente de s’adapter comme il peut à la vie d’adulte. Je le trouve bon, car les autistes n’aiment pas les changements. Il aspire, après son secondaire, à poursuivre ses études en dessin technique et numérique. Vu son niveau d’autonomie, il n’ira pas dans une maison Véro et Louis; il vivra plutôt dans un appartement.»

Ayant à cœur l’avenir de ses garçons, Guylaine Guay se dit choyée d’être épaulée en tout temps dans cette aventure par son conjoint, Steve, qu’elle a épousé en 2012.

«Il s’occupe de mes fils et il fait beaucoup d’activités avec eux. On est une équipe. On prend la vie au jour le jour et on ne s’en met pas trop sur les épaules.»

Vieillir dans la gratitude

Par ailleurs, Guylaine Guay, qui fêtera ses 50 ans en juillet, voit cette étape comme un privilège que la vie lui offre.

«Je me trouve chanceuse d’arriver bientôt à 50 ans, car j’ai une sœur qui est décédée en 2016, à l’âge de 43 ans. Son décès m’a amenée à relativiser le fait de vieillir. Avant sa mort, je lui avais dit que je lui dédierais tous mes anniversaires à venir. Je vais donc savourer mon 50e, car j’ai la chance d’être en santé et d’être bien dans ma vie, autant sur le plan sentimental que sur le plan professionnel.»

Pour l’automne, Guylaine Guay espère bien revenir à titre de collaboratrice à l’émission Véronique et les Fantastiques, sur les ondes de Rouge FM.

«De plus, après avoir tenu le rôle de Margot pendant quatre ans dans Brigade Animo, à Radio-Canada, j’espère avoir la chance de jouer dans une nouvelle émission jeunesse.»

Le livre Clovis est toujours tout nu est actuellement en librairie.