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5 constats: Beterbiev mérite d’être appuyé par les amateurs

La victoire signée par Artur Beterbiev n’a fait aucun doute, samedi soir en Californie.
Photo courtoisie, Mikey Williams, Top Rank La victoire signée par Artur Beterbiev n’a fait aucun doute, samedi soir en Californie.

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STOCKTON | Artur Beterbiev a signé une victoire convaincante contre Radivoje Kalajdzic, samedi soir, au Stockton Arena. Pour une rare fois depuis que je couvre les boxeurs québécois à l’étranger, j’ai reçu des commentaires désobligeants sur mon compte Twitter.

Rien de méchant, je tiens à le souligner. Toutefois, des propos imprégnés d’une indifférence comme on en voit rarement. C’est arrivé avec certains boxeurs, mais jamais avec un champion du monde. C’est spécial, très spécial.

On parle ici d’un boxeur qui a choisi le Québec pour y implanter sa famille et y faire sa carrière professionnelle. Ce n’est pas rien. Il a aussi décidé de faire confiance à l’entraîneur Marc Ramsay, qui l’avait approché à la fin de son parcours amateur.

Après les défaites d’Eleider Alvarez et d’Adonis Stevenson, le Québec n’a plus qu’un champion du monde : Artur Beterbiev. Et il pourrait conserver son titre jusqu’à la fin de sa carrière.

Perte de notoriété

J’ai parlé d’indifférence un peu plus haut. Les détracteurs de Beterbiev, il y en a plusieurs sur les réseaux sociaux, n’ont pas digéré les conflits juridiques dans lesquels le boxeur a été impliqué depuis son arrivée à Montréal.

Au cours des deux dernières années, Beterbiev a fait plus de bruit en cour que dans le ring. C’est vrai. Je ne referai pas la chronologie de ses disputes avec son ancienne gérante Anna Reva et son ancien promoteur Yvon Michel. Les deux dossiers ont été jugés et réglés.

Sa notoriété au Québec en a pris un coup durant cette période. C’est à ce moment que l’indifférence a pris racine dans la tête de plusieurs amateurs. Par contre, ceux qui boudent les combats de Beterbiev se privent d’un très bon spectacle.

Vrai qu’il n’a pas été très actif depuis qu’il est champion. J’ai confiance que cette situation va changer avec son association avec Top Rank et l’agence CAA. Les deux groupes voient en Beterbiev un très beau potentiel pour les prochaines années.

La religion : du sérieux

À mon arrivée dans son vestiaire, samedi, Beterbiev était tout sourire. En raison de sa victoire, mais surtout parce qu’il pourra célébrer le ramadan en même temps que tous les autres musulmans à travers le monde.

C’est pour cette raison qu’il s’est battu le 4 mai. Il aurait pu repousser son ramadan en raison de son combat, mais il n’a pas eu à le faire. La religion, c’est du sérieux pour lui. Il faut respecter cela comme le font tous les membres de son équipe.

À l’automne, Beterbiev veut affronter un autre champion dans le ring. C’est la demande qu’il fera à Top Rank. C’est rare qu’un boxeur demande une unification à son 15e combat en carrière.

Le temps commence à presser pour l’athlète de 34 ans s’il souhaite remporter toutes les ceintures à 175 lb. S’il y en a un qui peut réaliser cet exploit, c’est bien lui. Un gars qui demeure à Montréal et qui paye des impôts comme vous et moi. Il est temps d’arrêter d’ignorer ce diamant brut et de profiter de ses performances dans le ring.

2. Félix a lancé un message à son ami

La victoire signée par Artur Beterbiev n’a fait aucun doute, samedi soir en Californie.
Photo courtoisie

Après sa finale à Miami, Félix Auger-Aliassime a connu certaines difficultés depuis le début de la saison de la terre battue. Une situation normale. Les autres entraîneurs ont commencé à analyser son jeu sur toutes les coutures. Ils ont trouvé des lacunes et ses adversaires en profitent. Dimanche, Félix a lancé un message intéressant avec sa victoire en deux manches contre son ami Denis Shapovalov. Il est prêt à défendre sa place dans le top 30, et le sera tout autant pour les Internationaux de tennis de Rolland-Garros.

3. Les reprises vidéo à la boxe : ridicule !

La commission du Nevada a tenté d’innover en introduisant la reprise vidéo lors de ses galas.

Je suis loin d’être vendu à cette idée. Il va y avoir encore plus de controverses et ça va casser le rythme de certains combats majeurs. Je suis bien content de savoir que la Régie n’a pas l’intention d’aller dans cette direction.

Si tes officiels font un bon boulot, tu n’as pas besoin d’avoir des reprises pour corriger leurs fautes en plein combat. Les bonzes du Nevada devraient faire le ménage au sein de leur organisme avant de vouloir réinventer la boxe.

4. Suzuki et le Storm ne feront pas long feu

La victoire signée par Artur Beterbiev n’a fait aucun doute, samedi soir en Californie.
Photo courtoisie, Terry Wilson, OHL Images

Après avoir surmonté des déficits de 1-3 dans leurs deux dernières séries, Nick Suzuki et le Storm de Guelph ne semblent plus avoir d’essence dans le réservoir. Ils affrontent toute une machine de hockey, les 67’s d’Ottawa. Même s’ils gagnent le prochain match devant leurs partisans, la série ne s’éternisera pas. La troupe d’André Tourigny a trop de ressources. Même s’il ne gagne pas le gros trophée, Suzuki aura laissé une forte impression. Marc Bergevin peut se féliciter de son acquisition.

5. Rien n’est perdu pour Barriault

La victoire signée par Artur Beterbiev n’a fait aucun doute, samedi soir en Californie.
Photo Kevin Dubé

À ses débuts dans l’UFC, Marc-André Barriault s’est très bien débrouillé. Il n’a pas à rougir, même si le résultat n’est pas à la hauteur de ses attentes. Le combattant québécois aura la chance de se reprendre dans quelques mois. Il aura appris plusieurs leçons dans ce duel contre Andrew Sanchez qui lui seront utiles.

On peut gager qu’il sera encore plus prêt. Contrairement à la boxe, une défaite n’est pas catastrophique dans les arts martiaux mixtes. C’est la beauté de ce sport.