/finance/business
Navigation

Industrie agroalimentaire: des ventes de 37,9 G$

Les retombées de l’industrie agroalimentaire explosent

ferme Forget
Photo d’archives Une ferme laitière de Laval, en décembre 2018 (photo à titre illustratif).

Coup d'oeil sur cet article

Les retombées économiques de l’industrie agroalimentaire ont crû de façon plus importante que l’ensemble de l’économie québécoise. De 2007 à 2017, la croissance au PIB a été de 39,4 % contre 15,5 % pour tous les secteurs confondus.

C’est ce que révèle une étude sur les retombées économiques de l’industrie agroalimentaire préparée par la Coopérative de solidarité Carbone pour le compte de l’Union des producteurs agricoles du Québec et dont Le Journal a obtenu copie.

En 2017, la production et la transformation ont généré près de 223 000 emplois et des ventes totales de 37,9 milliards de dollars. L’apport au PIB a représenté 5,3 %, avec les retombées directes et indirectes.

«La place économique de l’agroalimentaire n’est pas toujours bien comprise de manière générale. C’est un secteur que l’on a tendance à oublier lorsqu’on parle de développement économique. Et pourtant, c’est majeur au niveau des emplois et de la création de richesse», a affirmé Renaud Sanscartier, expert en agroalimentaire à la Coopérative de solidarité Carbone qui a participé à l’étude.

Toutefois, depuis 2017, plusieurs bouleversements ont marqué l’industrie avec la négociation de nouveaux traités commerciaux.

«C’est sûr qu’on ne peut pas connaître exactement les impacts que cela va avoir. Je pense qu’on arriverait aux mêmes constats. Oui, il y a des appréhensions. On a notamment ouvert le marché laitier, mais d’un autre côté, ces accords-là ont aussi ouvert la porte à nos producteurs à l’étranger», a-t-il dit.

Écart avec l’Ontario

Bien que les ventes totales et les exportations aient connu des croissances supérieures à celles de l’Ontario sur dix ans, l’écart qui sépare les deux provinces sur les investissements ne cesse de se creuser.

En 2017, par exemple, les investissements en agroalimentaire s’élevaient à 2,4 milliards $ en Ontario et de 1,2 milliard $ au Québec, une situation qui mérite que l’on s’y attarde, estime l’expert.

Malgré cet écart, M. Sanscartier soutient que les investissements en agriculture figurent parmi ceux qui engendrent le plus de retombées économiques parmi les secteurs primaire et secondaire.

«Au Québec, l’agriculture et la transformation alimentaire sont fortement interconnectées puisque la majorité des produits agricoles québécois passent par des étapes de transformation réalisées dans la province.»

Dans le secteur agricole, pour chaque tranche de 100 millions $ d’investissements, il se crée 785 emplois (équivalents temps plein) contre 772 pour la construction et 463 pour l’ensemble des secteurs de la fabrication.