/investigations/transports
Navigation

Montréal veut conserver ses pouvoirs en matière de taxi

Coup d'oeil sur cet article

MONTRÉAL | La Ville de Montréal dépose lundi son mémoire sur l'industrie du taxi devant la commission parlementaire à Québec.

Selon ce qu’a appris TVA Nouvelles, la métropole va faire valoir que la modernisation de l’industrie est souhaitable et nécessaire, mais qu’il y a différentes lacunes dans le projet de loi 17 du gouvernement Legault. 

La Ville déplore entre autres qu’elle perdrait ses pouvoirs et n’aurait plus son mot à dire concernant l’industrie du transport de personnes par automobiles. Elle ne pourrait donc plus gérer ses taxis, comme c’est le cas dans plusieurs autres grandes villes nord-américaines, dont New York. 

En outre, ces changements provoqueraient la disparition du Bureau du taxi de Montréal, qui permet à l’administration municipale de s’assurer de la sécurité des clients et de la formation des chauffeurs, notamment pour le service de transport adapté qui se fait par véhicule taxi. Cette entité est également responsable de contrôler l’âge des véhicules et de vérifier que les chauffeurs parlent français. 

La Ville aimerait aussi pouvoir contrôler les prix pour s’assurer qu’ils soient équitables sur l’ensemble de l’île de Montréal et que le service demeure toujours disponible dans les secteurs plus excentrés. Elle voudrait du même coup que les entreprises comme Uber soient obligées de fournir des données sur les courses qui sont effectuées, comme c’est déjà le cas pour les taxis. 

Finalement, la Ville juge que le gouvernement a la responsabilité sociale d’assurer une compensation entière aux chauffeurs de taxi pour la perte de valeur des permis.