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Rapport de l’ONU sur les espèces menacées: Ottawa se dit conscient de l’urgence d’agir

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OTTAWA | Le fédéral saisit bien l’urgence d’en faire plus pour protéger les espèces menacées, a assuré lundi la ministre de l’Environnement, Catherine McKenna, dans la foulée de la publication d’un rapport sur le rythme effréné auquel la biodiversité mondiale décline. 

Le groupe d’experts des Nations unies sur la biodiversité conclut que plus d’un million d’espèces animales et végétales sont menacées d’extinction et que plusieurs pourraient disparaître d’ici quelques décennies. 

«C’est accablant! Une espèce sur huit est menacée sur la planète», a réagi en entrevue Maxim Larrivée, chef de la section Collections entomologiques et recherche à l’Insectarium de Montréal. 

Au Québec et au Canada, près de 50% des oiseaux migrateurs sont à risque, a-t-il relevé. Il également indiqué que certaines espèces d’insectes qui étaient communes il y a une trentaine d’années, comme le bourdon à taches rousses, sont désormais pratiquement éteintes. 

La ministre McKenna, qui rencontrait ses homologues des pays du G7 lundi à Metz, en France, a soutenu que tous les dirigeants présents autour de la table avaient été d’accord pour dire qu’il fallait passer en deuxième vitesse pour protéger la nature. 

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«Clairement, il y a beaucoup de travail à faire et nous apprécions la science de qualité. Nous avons besoin d’un moment “Accord de Paris” pour la nature et j’espère que nous nous enlignons vers cela en 2020», a-t-elle dit. 

Mme McKenna a du même souffle défendu l’action du gouvernement Trudeau en la matière, rappelant que ce dernier s’est engagé à doubler la superficie des aires terrestres et marines protégées au Canada d’ici 2020. 

«Nous sommes déjà passés de 1% à 8% des océans que nous protégeons depuis que nous sommes au pouvoir [...] et on travaille très fort sur d’autres annonces», a-t-elle fait valoir. 

Ottawa a en outre injecté 1,3 M$ sur cinq ans dans son budget 2018 pour rehausser la protection des milieux naturels, ainsi que des espèces en péril. 

«C’est très louable, ils s’en vont dans la bonne direction, mais ce ne sera pas suffisant à moyen terme», a commenté M. Larrivée. 

Le rapport publié lundi souligne qu’il faudra «un changement transformateur» des sociétés et des gouvernements pour renverser le «rythme sans précédent » auquel la nature se détériore.