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Beterbiev, le seul champion

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La boxe québécoise n’est pas très choyée avec ses champions du monde depuis cinq ou six ans.

On le sait, Éric Lucas, Lucian Bute et Jean Pascal ont été des champions qui ont bâti un immense intérêt partout au Québec. Ils sont les trois champions du monde qui ont rempli le Centre Bell ou à peu près, et ils ont fait passer la boxe chez les sports de masse populaire. Arturo Gatti a fait de même aux États-Unis.

Malheureusement, certaines décisions et les circonstances ont fait que leurs successeurs n’ont pu prendre la relève comme locomotive.

David Lemieux n’a été champion du monde que pendant quelques mois avant d’aller affronter Gennady Golovkin au Madison Square Garden à New York. Il n’a pas eu le temps d’asseoir son règne.

Même chose pour Eleider Alvarez, qui a attendu trop longtemps, bloqué derrière Adonis Stevenson, et qui a perdu son titre lors de la revanche accordée à Sergey Kovalev.

Quant à Stevenson, vous connaissez comment il a été assassiné dans certains médias et comment, par la suite, blessé profondément, il s’est contenté d’être un champion grassement payé par Al Haymon sans avoir l’occasion de jouer un rôle de leader pour son sport. Aujourd’hui, il poursuit le combat d’une vie.

Très privé

Reste donc Artur Beterbiev. J’adore le champion. Je suis allé chez lui, j’ai connu sa femme, sa mère et ses enfants. Il est drôle, gentil et amusant dans le privé. Mais il est justement très privé.

Artur reste à l’intérieur de sa communauté tchétchène et religieuse, il parle quelques phrases d’anglais et pratiquement pas le français et foncièrement, c’est un homme qui fait ses affaires sans avoir besoin de la popularité d’un champion.

Mais quand il vient assister à un gala de boxe, il est affable et poli avec les amateurs. Et ne refuse jamais un selfie ou une photo. Même chose pour ceux qui ont le plaisir de le rencontrer à l’entraînement avec Marc Ramsay. Parlez-en à Denis Coderre. Mais ce n’est pas assez pour tirer un sport vers le haut...