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Un psychologue de nouveau accusé de proxénétisme

L’homme de Sherbrooke fait face à un total de 27 chefs concernant six femmes

Un psychologue de nouveau accusé de proxénétisme
Photo courtoisie

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SHERBROOKE | Un psychologue de l’Estrie, qui a déjà été accusé d’agression sexuelle et de proxénétisme, a fait face à nouveau à la justice mardi, alors que des accusations du même genre ont été portées contre lui, concernant un total de six femmes.

Étienne Lavoie a été accusé mardi de 13 chefs d’accusation, notamment d’avoir obtenu des services sexuels moyennant rétribution, d’avoir amené une personne à offrir des services sexuels moyennant rétribution, de trafic de stupéfiants et d’avoir tenté de convaincre une personne de retirer sa plainte contre lui.

En février dernier, il a fait face à 14 chefs similaires en lien avec trois femmes. Il aurait offert les services sexuels de certaines d’entre elles, pendant qu’ils consommaient du crack, par l’entremise de diverses annonces.

Trois nouvelles victimes présumées ont porté plainte. Le Sherbrookois aurait donc agressé sexuellement six femmes et un total de 27 chefs ont été déposés contre lui. Les actes qu’il aurait commis se seraient déroulés entre mai et janvier dernier.

D’autres plaignantes ?

« Ce n’est pas exclu qu’il y ait d’autres plaignantes dans le futur, a reconnu la procureure aux poursuites criminelles, Marie-Ève Phaneuf. L’enquête n’est pas terminée et on est toujours en attente de certains éléments de preuve qui ont été demandés. »

Lorsqu’il s’est présenté devant le juge Conrad Chapdelaine, au palais de justice de Sherbrooke, l’accusé de 47 ans était calme. Il a d’ailleurs salué à voix basse une personne qui se trouvait dans la salle en lui souriant.

Me Phaneuf a précisé que ces nouvelles infractions auraient été commises pendant que Lavoie « n’était pas dans l’exercice de ses fonctions ».

La procureure est toutefois restée muette lorsque les représentants des médias lui ont demandé si les victimes étaient d’anciennes patientes.

Lavoie, qui pourrait subir un seul procès, est détenu depuis le début des procédures judiciaires.

« Étant donné que les infractions qui ont été commises sont à la même époque en plus d’être semblables et que la preuve se recoupe à plusieurs égards, il serait dans l’intérêt de la saine administration de la justice de tenir des procès conjoints », a expliqué Me Phaneuf.

Suspendu par son ordre

Lorsque les premières accusations ont été dévoilées en février dernier, l’Ordre des psychologues du Québec a suspendu provisoirement Lavoie.

« La radiation n’est pas une sanction envisagée dans le cas d’allégations d’infraction criminelle, a fait savoir par courriel l’Ordre. S’il n’est pas trouvé coupable, le syndic peut tout de même porter plainte devant le conseil de discipline. »

Lavoie aurait été directeur clinique de la maison ReNasci, à East Angus, un centre d’aide pour les personnes aux prises avec des dépendances aux drogues et à l’alcool. Il aurait perdu son emploi en 2015 en raison de ses problèmes de consommation et de ses relations douteuses avec des prostituées, selon ce qu’a appris TVA Nouvelles.

Étienne Lavoie sera de retour en cour le 4 juin pour la suite des procédures judiciaires.