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Les vétérans à pied d’œuvre

La formation d’Halifax crée l’égalité 2 à 2 dans la série en vertu d’un gain de 5 à 1 sur les Huskies

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 HALIFAX | Les vétérans des Mooseheads d’Halifax connaissaient l’urgence de la situation et ils se sont levés, mardi soir, aidant les leurs à s’imposer par 5-1 sur les Huskies de Rouyn-Noranda dans un match robuste au Scotiabank Centre pour provoquer l’impasse à deux victoires de chaque côté dans la finale de la Coupe du Président.  

Coup sur coup en fin de partie, Arnaud Durandeau et Maxime Trépanier ont mis la rencontre hors de la portée des visiteurs désorganisés qui n’ont jamais réellement été dans le coup dans ce quatrième affrontement de la finale du hockey junior québécois. Les deux joueurs ont chacun fini avec trois points alors que Benoit-Olivier Groulx, un autre vétéran, a amassé un but et une passe. 

«Plusieurs gars ont levé jeu d’un cran et c’est ça dont on avait besoin», a réagi Durandeau. 

La victoire a assuré des retrouvailles en Nouvelle-Écosse, samedi après-midi, pour le sixième acte. Mais d’ici là, tout ce beau monde se retrouvera jeudi soir à l’aréna Iamgold de Rouyn-Noranda à l’occasion de la cinquième bataille.

Deuxième cruciale 

Après avoir démarré en lion en ouvrant la marque les Mooseheads ont connu une fin de première période en dents de scie où les Huskies ont été plus menaçants. Mais ce léger passage à vide pour les hommes d’Éric Veilleux n’a pas duré. À la reprise du jeu en deuxième, la formation néo-écossaise a affiché plus de hargne que ses adversaires et leurs efforts ont été récompensés. Sauvés par leur gardien Samuel Harvey qui a stoppé 32 tirs, les Huskies n’ont jamais été capables de se ressaisir par la suite.

«La période qui nous fait mal, c’est la deuxième période et on doit donner crédit aux Mooseheads. Ils ont travaillé plus fort que nous et ils ont été meilleurs que nous», a convenu le grand patron des Huskies, Mario Pouliot, qui cherchait à comprendre les ennuis de ses hommes avec l’avantage d’un homme (1 en 6). 

«Ça a commencé un quatre de sept, c’est rendu un deux de trois. Ça ne prend pas un baccalauréat en physique pour comprendre la différence entre 2-2 et 3-1. C’était un gros match. On a patiné et on a été plus intelligent», a souligné Veilleux. 

L’émotion augmente

Signe que cette finale s’approche de son dénouement, les joueurs des deux équipes n’avaient pas trop envie de s’inviter pour un repas de homard pendant la soirée. Coups de bâton, coups d’épaule, gants au visage après les sifflets, les amateurs de jeu rude ont été servis à souhait lors de ce quatrième épisode.

«Samuel a sauvé plusieurs buts. Il a été là pour nous, et nous, on n’a pas été là pour lui. Après quatre matchs, c’est normal que l’intensité monte d’un cran. On apprend à les détester et va falloir les détester encore plus pour le prochain match», a répondu le capitaine des Huskies, Rafaël Harvey-Pinard.

En se mordant la langue, Pouliot a pointé le comportement des joueurs des Orignaux sans détailler sa pensée. «Je commence à comprendre Steve Hartley», a-t-il soufflé. Sans le nommer, l’entraîneur des Voltigeurs de Drummondville avait évoqué des débordements du passé impliquant les équipes de Veilleux à la ronde précédente. Veilleux a refusé d’enchainer sur le sujet.

Les deux clubs sauteront dans le même avion pour retourner en Abitibi, mercredi.

En vitesse

Le capitaine des Mooseheads, Antoine Morand, n’était pas disponible pour rencontrer la presse...

L’arbitre de la LHJMQ, Olivier Gouin, ajoutera une autre expérience à son curriculum vitae au cours des prochaines semaines alors qu’il a été choisi pour œuvrer au Championnat du monde de hockey qui aura lieu du 10 au 26 mai à Bratislava et à Kosice. Le natif de Laval, qui sillonne aussi les glaces de la ECHL et de la Ligue américaine fera partie du groupe d’officiels de ce tournoi pour la troisième fois de sa carrière... L’entraîneur-chef des Wildcats de Moncton, John Torchetti, a surveillé attentivement du haut de la passerelle les deux derniers matchs...   

 Hinam, l’autre gars de Cole Harbour 

 Quand on pense à Cole Harbour, les mots qui viennent à l’esprit sont ceux de Sidney Crosby et de Nathan MacKinnon. Même si l’attaquant des Huskies, Tyler Hinam, ne peut se vanter de posséder le même talent que ces super vedettes, il peut crier haut et fort qu’il a grandi dans cette petite banlieue d’Halifax. 

 Hinam est en terrain connu dans cette finale de la Coupe du Président en se mesurant à la formation qu’il encourageait jusqu’à ce que les Huskies le sélectionnent au repêchage de 2016. De nombreux membres de sa famille ont d’ailleurs été témoins du but d’assurance qu’il a marqué lors du troisième match, lundi soir. 

 « J’étais excité quand j’ai vu que les Mooseheads avaient gagné en demi-finale. Je ne joue qu’une fois dans l’année ici sur 68 matchs, alors c’était plaisant de savoir que j’avais la garantie de revenir pour un minimum de deux parties. C’est spécial pour moi et ma famille », a raconté ce produit des McDonald’s d’Halifax au niveau midget AAA en matinée, mardi. 

 Retire-t-il une fierté de provenir de cette fabrique à surdoués ? « Cole Harbour n’est pas une grosse ville, et probablement que deux des meilleurs joueurs sur la planète présentement sont de là. C’est quelque chose de particulier », a dit celui qui a rencontré deux fois le capitaine des Penguins. 

 Exploit à imiter 

 Hinam, qui a amassé neuf points dans ces présentes séries, était sur le point de célébrer son 14e anniversaire de naissance au printemps 2013 quand MacKinnon et ses potes ont gravé leur nom sur la coupe du Président et sur la coupe Memorial pour procurer un premier championnat national dans l’histoire du club de la Nouvelle-Écosse. 

 Six ans plus tard, Hinam pourrait soulever l’emblème de la suprématie de la LHJMQ contre ces mêmes Mooseheads, pendant que le joueur étoile de l’Avalanche du Colorado connaît des séries du tonnerre dans la LNH. 

 « Je suis venu dans cet aréna souvent, surtout avec mes grands-parents qui avaient des billets de saison. Ils m’amenaient toujours quand j’étais enfant. Mon joueur préféré est sans doute Nathan MacKinnon. C’est l’un des meilleurs joueurs. Il est spectaculaire à regarder. » 

1
5
Première période
1-Hal: Benoit-Olivier Groulx (4) (Durandeau, Trépanier) 3:43 2-Rou: Peter Abbandonato (5) (Harvey-Pinard, Bibeau) AN-14:57
Punitions: Bibeau (Rou) 0:12, Flower (Hal) 7:28, Parent (Hal) 14:53.
Deuxième période
3-Hal: Samuel Asselin (8) (Barron) 7:54 4-Hal: Jocktan Chainey (3) (Trépanier, Durandeau) 16:43
Punitions: Régis (Rou) 1:42, Groulx (Hal) 9:43, Hrehorcak (Rou) 17:43.
Troisième période
5-Hal: Arnaud Durandeau (9) (Groulx, McIsaac) 17:12 6-Hal: Maxim Trépanier (6) (Getson, Ryczek) AN-18:30
Punitions: Hrehorcak (Rou) 0:16, Getson (Hal) 0:16, Parent (Hal) 8:05, Harvey-Pinard (Rou) 10:50, Trépanier (Hal) 10:50, Asselin (Hal) 14:09, Arsenault (Rou) 17:53, Safin (Hal) 19:01.
Tirs au but
R.-Noranda 9 - 5 - 16 - 30 Halifax 11 - 18 - 8 - 37
Gardiens:
Rou: Samuel Harvey (P, 14-3-1), Hal: Alexis Gravel (G, 14-6-0)
Avantages numériques:
Rou: 1 en 5, Hal: 1 en 4
Arbitres:
Jonathan Alarie, Mario Maillet
Juges de lignes:
Jay Doiron, Maxime Chaput
ASSISTANCE:
8 216