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Mieux manger au travail : mode d’emploi

femme qui mange au bureau
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Catherine Courchesne - 37e AVENUE

 

Le plateau rempli de viennoiseries lors des réunions, les rencontres au restaurant avec des clients, le morceau de chocolat en après-midi pour se redonner de l’énergie et les gâteaux de départ à la retraite... Le milieu de travail regorge de tentations alimentaires ! Des tentations qui nous éloignent souvent de notre objectif de mieux manger. Voici des astuces pour garder le cap.

Mieux manger... progressivement !

Boire de l’eau, se préparer des lunchs, manger des collations santé... Tout le monde connaît l’ABC d’une alimentation équilibrée. Alors, pourquoi est-ce si difficile d’en avoir une ? Selon Alyssa Fontaine, nutritionniste et directrice du département de nutrition chez Nautilus Plus, le problème se trouve notamment dans la manière dont on cible les comportements à modifier. « Souvent, on veut aller trop vite, comme passer de zéro lunch par semaine à cinq. Malheureusement, un tel objectif risque de mener à l’échec. »

Cibler un comportement malsain à la fois

Pour réussir à avoir une alimentation saine, mieux vaut s’attaquer à une mauvaise habitude à la fois. « Prenons une avocate qui mange au restaurant avec des clients trois fois par semaine et qui vise le "zéro resto », explique la nutritionniste. Elle devrait commencer par réduire à deux restos. » Une fois ce premier objectif ciblé, il faut le découper en sous-objectifs, comme choisir une journée précise où l’on remplacera un repas au restaurant par un lunch, aller acheter les ingrédients pour ce lunch, planifier un moment pour le préparer, etc. « À chaque étape complétée, on gagne en confiance en soi et en estime. Voilà qu’un cercle vertueux est créé ! »

Cesser les punitions et suivre son intuition

Outre se fixer des objectifs réalistes, améliorer son alimentation au bureau (comme partout ailleurs) demande de revoir l’ensemble de sa relation avec la nourriture. « Malheureusement, de nombreuses personnes ont la tête pleine d’interdictions alimentaires », dit Alyssa Fontaine. D’où l’importance, selon elle, de réapprendre à manger avec ses sens plutôt qu’avec sa tête. « C’est ce qu’on appelle l’alimentation intuitive, explique-t-elle, soit manger ce qu’on veut quand on a faim, savourer ce qu’on mange sans se sentir coupable et respecter sa satiété. »

Réguler ses émotions (et non pas les manger !)

Bien que l’approche intuitive semble simple, elle demande énormément de travail sur soi. « Pour manger intuitivement, dit la nutritionniste, il faut être à l’écoute de son corps et de ses émotions. Alors, si on a tendance à grignoter quand on s’ennuie au travail, il est important de cibler, de nommer et de questionner cet ennui, ainsi que de trouver un comportement de substitution à la nourriture, tel qu’aller marcher. » L’important est que ce comportement améliore notre bien-être, plus que ne le feraient des croustilles !