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Régimes de retraite à Montréal : un désinvestissement dans les énergies fossiles est suggéré

Régimes de retraite à Montréal : un désinvestissement dans les énergies fossiles est suggéré
Photo Agence QMI, Toma iczkovits

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L’administration Plante suggère aux comités de retraite de la Ville de retirer leurs investissements dans les énergies fossiles, sans pour autant pouvoir les contraindre dans leurs choix de placements.

«Les comités de retraite sont autonomes et indépendants et ont par conséquent toute la latitude dans la prise de décision. Notre appel est somme toute symbolique, mais nous croyons qu’il est de notre devoir de prendre position et d’en informer les comités de retraite en ayant l’espoir de pouvoir les sensibiliser à cette question», a expliqué la mairesse de Montréal Valérie Plante.

La caisse commune des retraités de la Ville représente des investissements de 9 milliards $, tandis que la caisse des retraités des services policiers s’élève à 5,5 milliards $.

La part des placements dans des énergies fossiles n’a pas été précisée. Selon le président du comité exécutif de la Ville, Benoit Dorais, les détails des portefeuilles de placements sont confidentiels.

Les mesures coercitives n’étant pas une option, Mme Plante mise sur la persuasion. «La bataille historique que nous devons mener aujourd’hui est celle des changements climatiques. C’est le combat de notre génération et pour les générations futures», a fait valoir la mairesse.

«C’est pourquoi le président du comité exécutif et moi-même avons adressé une lettre au comité de retraite de la ville de Montréal afin de les inviter à modifier leur politique de placement pour se retirer des énergies fossiles.»

Des investissements socialement responsables ne se traduiront pas par des fonds de pension moins bien garnis, soutient M. Dorais. «On ne perd pas d’argent, on continue à faire pas mal d’argent, mais tout en donnant le volet éthique à nos investissements.»