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Enquête avortée de l’UPAC : Plante et Perez ne veulent pas commenter

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MONTRÉAL – La mairesse de Montréal et le chef de l’opposition n’avaient rien à dire sur l’échec d’une enquête de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) sur l’implication de la mafia dans le partage de contrats de la ville de Montréal qui a coûté cher aux contribuables.

Invités à réagir au sujet des révélations de notre Bureau d’enquête publiées mercredi qui démontraient qu'une enquête de l'UPAC a été abandonnée après 5 ans de démarches, la mairesse de Montréal, Valérie Plante, et le chef de l’opposition officielle à l’hôtel de ville, Lionel Perez, sont tous deux restés muets.

«On ne va pas réagir», a été la réponse du cabinet de Mme Plante, livrée au «24 Heures» mercredi en fin de journée. Une réponse identique a été donnée par l’entourage de M. Perez.

Au cabinet de M. Perez, la possibilité d’un entretien avait initialement été évoquée, mais ne s’est finalement pas concrétisée.

Le président du comité exécutif de la Ville, Benoit Dorais, n’a pas pu être joint, le cabinet de la mairesse réitérant qu’il n’y aura pas de commentaires sur ce dossier.

Alors qu’en mars 2018, les enquêteurs de «Projet Contour» s’apprêtaient à faire des arrestations, l’opération a été abandonnée dans des circonstances mystérieuses.

Selon plusieurs sources du Bureau d’enquête, le Directeur des poursuites criminelles et pénales ne voulait pas déposer d’accusations. La façon dont la direction de l’UPAC a conduit l’enquête vers la fin est aussi pointée du doigt, entre autres.

L’enquête visait une dizaine de suspects, incluant Frank Zampino, ancien président du Comité exécutif de la Ville et bras droit de l’ex-maire Gérald Tremblay.

À Québec, le premier ministre François Legault était plus vocal. «Je pense que c’est important que le prochain directeur de l’UPAC soit au-dessus de tout soupçon, de tout copinage avec des partis politiques», a-t-il dit dans une mêlée de presse.