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Fiera également présente aux îles Caïmans

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En plus de la Caisse de dépôt et de Power Corporation, l’un des plus importants gestionnaires de fonds au Québec, Fiera Capital, est lui aussi présent aux îles Caïmans.

La firme montréalaise a acquis en 2016 Charlemagne Capital, un gestionnaire spécialisé dans les marchés émergents. L’entité s’appelle aujourd’hui Fiera Europe et est constituée aux Caïmans, un territoire britannique des Caraïbes.

Le Mouvement Desjardins, la Banque Nationale et la Banque Laurentienne ont toutefois assuré au Journal, hier, qu’elles ne possédaient aucune filiale dans ce paradis fiscal prisé des fonds d’investissement.

En plus d’un taux d’imposition nul, les entreprises étrangères « exonérées » bénéficient aux îles Caïmans d’une réglementation conciliante, indique le professeur Franck Jovanovic, qui vient de lancer le cours « Paradis fiscaux et finance offshore » à la TÉLUQ.

« On développe toute une législation dans nos pays pour encadrer les risques financiers, mais pour échapper à cette régulation, des institutions financières vont enregistrer des filiales aux îles Caïmans », déplore-t-il.

Philosophe et pourfendeur de longue date des paradis fiscaux, Alain Deneault ne s’étonne plus que des grandes entreprises s’installent aux îles Caïmans, aux Bermudes ou au Luxembourg.

« C’est un modèle d’affaires répandu qui est enseigné dans les écoles de commerce financées par les États », constate-t-il froidement.

La fiscaliste Brigitte Alepin se montre toutefois optimiste en notant que l’OCDE a obtenu des « avancées » dans le domaine.

Rizqy muette

Jointe par Le Journal, la députée libérale Marwah Rizqy a toutefois refusé de commenter le dossier hier. Jusqu’à ce qu’elle se lance en politique, l’experte en fiscalité était pourtant l’une des voix les plus fortes au Québec dans la lutte aux paradis fiscaux.

Dans un débat électoral tenu en septembre, elle avait promis de garder sa « liberté de parole » même si elle était élue.