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Permis de rénovations: Guillaume Lemay-Thivierge compte bien poursuivre la Ville

Les rénos de Guillaume Lemay-Thivierge ont mal viré

Guillaume Lemay-Thivierge a dû passer plusieurs journées à la cour, dont certaines en mars 2018, afin de contester une amende reliée à des permis de construction.
Photo d'archives, Martin Alarie Guillaume Lemay-Thivierge a dû passer plusieurs journées à la cour, dont certaines en mars 2018, afin de contester une amende reliée à des permis de construction.

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Irrité par les longs démêlés judiciaires qui l’ont opposé à la Ville de Montréal, Guillaume Lemay-Thivierge entend la poursuivre pour avoir mal géré ses demandes de permis de rénovations, qui lui avaient finalement valu une amende réduite à 9500 $.

« Quand on entend l’affaire, ça sonne comme si j’avais obtenu de la clémence, alors qu’en fait, c’est la Ville qui s’était trompée dans l’évaluation du dossier », a affirmé l’acteur au Journal, en précisant qu’il ne réclamera que le remboursement de ses frais d’avocats.

Le mois dernier, M. Lemay-Thivierge avait mis fin à quatre années de procédures judiciaires en reconnaissant avoir commencé des travaux dans son ancienne maison sans attendre le permis de la Ville. Il était d’abord accusé d’avoir trop démoli le bâtiment sans avoir l’autorisation.

De 50 000 $, l’amende est passée à 9500 $.

Inclus dans le budget

Or, selon l’animateur, la Ville aurait dû dès le début y aller avec l’infraction réduite, qui correspond mieux à la réalité.

Il assure d’ailleurs qu’en raison des longs délais, il n’est pas rare qu’un entrepreneur commence un chantier avant d’obtenir le permis, mais après en avoir fait la demande, quitte à écoper d’une amende.

« Ça rentre dans le budget des travaux, explique-t-il. La Ville s’est trompée sur toute la ligne. »

Tout au long de cette affaire, M. Lemay-Thivierge a assuré ne s’être jamais servi de sa notoriété pour tenter d’obtenir un quelconque passe-droit. Il a fait toutes les demandes de permis, mais il y aurait eu des complications administratives.

Pendant les travaux, il explique avoir vécu de mauvaises expériences avec des fonctionnaires, qui ont mené à des achats de permis supplémentaires, des délais et des nouvelles obligations qui l’ont forcé à dépenser encore plus.

Dénoncer

En 2015, il avait en tant que citoyen envoyé une lettre au maire de l’arrondissement Le Plateau-Mont-Royal pour expliquer sa situation, mais il déplore de n’avoir jamais reçu de réponse.

« Peu importe si je suis connu ou pas, j’ai l’impression que la Ville cible certaines personnes. Ils font du zèle afin de faire peur aux autres », dit-il en déplorant l’argent public dépensé pour une affaire qui aurait pu être réglée bien plus rapidement.

M. Lemay-Thivierge souhaite maintenant qu’elle serve à d’autres qui pourraient vivre une expérience semblable.

« Je ne veux pas être vu comme une victime. Mon but est de dénoncer, affirme-t-il. Si je suis connu et que je peux utiliser ma voix pour aider les autres, alors mon but sera atteint. »