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Rizqy business

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C’est un élu de l’Assemblée nationale qui avait lancé cette boutade à micros fermés il y a quelques mois, en référence à Risky business, le classique des années 1980 mettant en vedette Tom Cruise.

Déjà, il semblait évident que la venue de Marwah Rizqy au PLQ pourrait donner de sérieux maux de tête aux libéraux.

Depuis son élection, le 1er octobre dernier, la députée de Saint-Laurent ne laisse personne indifférent. De coups de gueule en coups de gueule, elle ne se gêne pas pour piler sur les orteils de ses propres collègues.

Attaques

La série d’entrevues qu’elle a accordées lundi au lendemain du Conseil général de son parti était surréaliste. À de multiples reprises, elle a varlopé ses collègues qui osent croire que le PLQ devrait actualiser sa position sur la laïcité pour être davantage au diapason de l’humeur des Québécois.

Elle a écorché Gaétan Barrette et Sébastien Proulx, et plus particulièrement Dominique Anglade, en les traitant ni plus ni moins de guidounes prêtes à renier leurs valeurs pour faire la belle devant l’électorat.

Hypocrisie

Pourtant, celle qui reproche à ses collègues d’avoir changé leur fusil d’épaule devrait se regarder dans le miroir. Elle a fait une campagne électorale complète en défendant le bilan du gouvernement... pour finalement décrier la rigueur budgétaire, allant même jusqu’à proposer que le parti s’excuse ! Elle a d’ailleurs bassement attaqué l’héritage de Carlos Leitao et Philippe Couillard cette semaine encore. Belle hypocrisie.

Madame Rizqy peut bien porter ses idées et débattre sur la place publique. Mais elle devrait le faire avec un minimum de doigté. Au-delà des excuses platoniques qu’elle a finalement offertes à ses collègues, hier, elle devra véritablement changer son comportement si elle ne veut pas se marginaliser.

Sans quoi, elle risque de se transformer en une pâle copie de Martine Ouellet, qui avait pour habitude de semer la zizanie au PQ.