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François Dumontier reste zen

Le promoteur du Grand Prix du Canada, François Dumontier, a bon espoir de voir les nouvelles installations de l’île Notre-Dame être terminées à temps.
Photo d’archives, Ben Pelosse Le promoteur du Grand Prix du Canada, François Dumontier, a bon espoir de voir les nouvelles installations de l’île Notre-Dame être terminées à temps.

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Je me mets dans la peau de François Dumontier hier matin. Deux pages de textes et de photos montrant de nombreux ouvriers travaillant fébrilement à compléter le chantier des nouveaux paddocks du circuit Gilles-Villeneuve.

Et la manchette demandait si les nouveaux paddocks de presque 100 millions $ allaient être prêts à temps. Un coup de deux par quatre avant d’aller au gymnase pour son entraînement quotidien.

Les questions légitimes fusaient hier matin. La radio, la télé, les agences de presse, partout on se demandait si la conférence de presse officielle prévue mercredi prochain allait avoir lieu.

On parle de la ministre Caroline Proulx et du prince consort Jonathan Guay, du ministre fédéral que Justin va déléguer en attendant les élections, de la mairesse Valérie Plante qui va sourire et aussi de la grande visite, Chase Carey, le grand patron de la Formule 1 avec Liberty Media.

Conférence de presse

Ça serait dommage de voir des trous dans le plafond, des murs mal peinturés et des fenêtres bouchées.

On comprendra que François Dumontier était en beau maudit en lisant son Journal. Il n’en dira pas plus sur son état d’humeur au petit-déjeuner. Mais pour le reste, ça allait.

« Tout ce que j’ai à dire, c’est que je suis zen. Je ne suis pas inquiet, pas du tout. Pensez-vous que j’aurais invité tous les intervenants et les politiciens impliqués pour une conférence de presse officielle dans les paddocks si je n’avais pas reçu l’assurance totale et complète que tout serait prêt ? », s’est contenté de dire M. Dumontier.

Il a cependant ajouté : « Avant de lancer les invitations, j’ai rencontré les grands dirigeants du Groupe Geyser, le contracteur général et les gens de la Ville, responsables du dossier », dit Dumontier. Et tous m’ont fourni la garantie que ce serait prêt », ajoute le promoteur.

Coûteux mais beaux

Le Journal de Montréal a rappelé que les nouveaux paddocks devaient être livrés le 30 avril. Il semble qu’on avait déjà prévu un délai pour les dépassements, ce qui ne surprendra personne.

On sait également que la facture a triplé et que les contribuables vont débourser plus de 70 millions pour les installations.

L’un des bons côtés de la publication de ces photos de Chantal Poirier dans l’édition d’hier a été de faire découvrir aux amateurs et aux autres l’ampleur et la beauté des paddocks. Montréal n’aura rien à envier aux autres grandes villes du monde. Et il était devenu impensable de poursuivre l’aventure de la Formule 1 avec des tentes qui tenaient avec de la broche et de la corde à pêche.

De plus, le contrat intervenu entre le promoteur et la Ville va permettre la tenue d’événements divers dans les nouveaux locaux. Le point de vue est splendide et la beauté de Montréal vue des paddocks sera époustouflante. C’est cher, mais si c’est bien fait, le jeu en vaudra le coût.

Silence radio de la mairesse

Ce qui est dommage, c’est que Valérie Plante ou un autre responsable de la Ville ont tous refusé d’accorder des entrevues sur la question. Au moins une station de radio a tenté d’obtenir une entrevue pour expliquer aux auditeurs qui aiment le sport ce qui en retourne dans ce dossier. Nenni, niet, pantoute ont été les réponses obtenues.

Ce sont les contribuables québécois pour un tiers et les Montréalais qui payent la facture. Ils méritent qu’on les respecte.

Mais quand on voit comment la mairesse Plante a patiné maladroitement au récent Forum stratégique organisé par la Chambre de commerce de Montréal, on la comprend d’avoir peur de Gilbert Delorme.

Je me pose quand même une question. Le maire Jean Drapeau et la Ville ont décidé de creuser et de construire un métro qui aurait coûté des milliards en 2019. La décision a été prise en 1962, on a creusé dans le roc sous Montréal, on a bâti l’île Notre-Dame et l’île Sainte-Hélène avec le roc et la terre des trous et des tunnels, et on a inauguré les stations du métro quatre ans plus tard.

Comment ils faisaient, taboire ?