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Importante restructuration chez CTV

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Le réseau de télévision CTV appartenant à Bell Média a annoncé jeudi une importante restructuration de ses activités partout au pays. 

La chaîne anglophone a précisé qu'elle va couper des postes de monteur et de caméraman, et que ce sont les journalistes qui vont ajouter ce travail à leurs tâches. 

La salle de nouvelles de CTV à Montréal compte 80 employés. 

«On parle d’une quinzaine de postes avec des changements au niveau de la salle de nouvelles. On va regarder les réorganisations que CTV veut faire à partir de là et regarder l’impact sur nos membres», a dit le représentant syndical Jean-Stéphane Mayer. 

«On n’est pas contents d’entendre ça, mais on n’a pas tous les détails encore à 100 %», a-t-il ajouté. 

Les journalistes deviendront donc des vidéojournalistes. Ils devront filmer leurs reportages et seront appelés à exécuter des tâches liées au journalisme électronique. 

Cette restructuration pourrait se traduire par des pertes d’emplois à Montréal, possiblement trois ou quatre employés qui pourraient se retrouver sans travail. 

Les employés mis à pied pourront postuler sur de nouveaux postes qui seront créés dans le cadre de la réorientation vers le numérique annoncée jeudi. 

Nouvelle difficile

Dans la salle de nouvelles de CTV Montréal, la nouvelle a été reçue très durement. «C’est une très mauvaise journée pour nous tous, ce ne sont pas de bonnes nouvelles», a affirmé une source ayant requis l'anonymat, en entrevue avec TVA Nouvelles. 

Le syndicat Unifor, qui représente le personnel des nouvelles locales télévisées de CTV, a demandé à Bell Média de ne pas abandonner ses travailleurs. 

«Nous allons veiller à ce qu'aucun travailleur des médias ne soit laissé pour compte. Bell nous connaît assez bien et elle sait que nous sommes sérieux», a affirmé Jerry Dias, président national d'Unifor par voie de communiqué. 

De son côté, la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) a déploré ces pertes d'emplois qui appauvrissent l'information. Des journalistes-caméramans-monteurs existent déjà ailleurs, mais cette organisation du travail a ses limites. 

«Je ne peux pas dire quels impacts ça a sur la qualité de l'information! Ce qui est certain, c'est que quand on demande à un journaliste de filmer, de faire du montage, bien, ce journaliste-là a moins le temps aussi pour faire de la cueillette d'information, de la vérification des faits», a indiqué Jean-Thomas Léveillé, vice-président de la FPJQ.