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Max Parrot sur la voie de la guérison

Le planchiste lutte contre un cancer depuis janvier

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« J’ai une assez bonne nouvelle à vous annoncer. J’ai fait un scan de mon corps pour savoir à quel stade j’étais rendu. Le cancer est pratiquement tout disparu. »

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Le médaillé d’argent aux derniers Jeux de Pyeongchang Max Parrot a poussé un soupir de soulagement dans les derniers jours. Moins de quatre mois après l’annonce de son diagnostic de lymphome de Hodgkin de stade IIA, il est en train de gagner sa dure bataille contre le cancer. 

  • Max Parrot était l’invité de Mario Dumont à QUB radio: 

« J’étais très content de savoir de mon oncologue qu’il ne restait presque plus de cancer dans mon corps. C’est génial, a ajouté jeudi Parrot avec le sourire. De savoir que c’est sur la bonne voie, ça fait beaucoup de bien. »

Avant de crier victoire, il lui reste trois traitements de chimiothérapie à traverser. Il en avait 12 à faire au départ. Cependant, son parcours n’a pas été un long fleuve tranquille. Loin de là.

« Il y a eu beaucoup de hauts et de bas, a indiqué Max Parrot lors d’une conférence de presse où il a annoncé qu’il participerait à l’activité La Marche illumine la nuit, de la Société de leucémie et de lymphome du Canada.

Au cours des trois dernières semaines, j’ai eu plus de difficultés avec mes globules blancs qui sont responsables du système immunitaire. »

La maladie a pris le contrôle

Comme la majorité des personnes qui sont en traitement pour un cancer, Parrot a eu des effets secondaires. Dans son cas, ils sont physiques et mentaux. À l’œil, sa masse musculaire a fondu malgré un entraînement régulier en gymnase. C’est normal.

« J’ai perdu beaucoup de cardio, a-t-il expliqué. Je l’ai remarqué en dévalant les pentes cet hiver. J’étais incapable de faire une piste complète sans m’arrêter quelques fois pour reprendre mon souffle. »
Parrot a également frappé un mur psychologique.

« C’est un peu ironique parce que je me considère comme une personne qui est très forte à ce niveau. Je suis capable de prendre le dessus sur la situation et de contrôler mes peurs et mon stress, a expliqué l’olympien. Pour le moment, je peux dire que la maladie a le contrôle sur moi. C’est une bataille contre moi-même.

« C’est le plus gros challenge que je vais avoir traversé dans ma vie. »

Nausées

S’il mentionne cela, c’est qu’il a développé un inconfort par rapport à l’hôpital et des odeurs qui y sont liées.

« J’associe l’hôpital avec la chimiothérapie, qui n’est pas le fun à faire, a mentionné Parrot. Chaque fois que j’y entre, la senteur me dérange. Juste en parler me donne des nausées. C’est vraiment dur. »

Il travaille sur cet aspect avec son préparateur mental Jean-François Ménard, mais il n’y a pas vraiment de solution. La seule est de persévérer jusqu’à la fin des traitements.

« C’est sûr que mon bagage d’athlète m’aide. Pour les gens qui n’ont pas ce bagage, ça doit être vraiment difficile. »

Plus de 200 000 Canadiens reçoivent le même diagnostic que Parrot chaque année. En 1960, le taux de survie était de 10 %, il est maintenant de 85 %. « Ça me tient vraiment à cœur de participer à La marche illumine la nuit, et de donner au suivant en ramassant des dons. »