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Pas d’argent pour les producteurs avant les élections?

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Les agriculteurs risquent de devoir attendre jusqu’aux élections fédérales d’octobre prochain avant de pouvoir toucher les compensations promises par Ottawa pour les récents accords de libre-échange.  

C’est ce que porte à croire une analyse effectuée par le directeur parlementaire du budget, Yves Giroux, à la demande du Bloc québécois. Il affirme que la source des fonds annoncés dans le budget n’apparait pas dans les documents du gouvernement.  

«Oui, je serais inquiet si j’étais un agriculteur en attente de cette aide», dit le directeur du budget.  

Dans son budget de mars, le gouvernement Trudeau a annoncé une somme de 3,9 milliards pour compenser les producteurs agricoles pour les concessions faites dans la gestion de l'offre accordées dans les accords de libre-échange avec l'Union européenne et les pays de la région du Pacifique.  

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Mais comme la provenance de cette somme n’est pas identifiée, le chef du Bloc dit qu’il sera impossible de débloquer l’argent pour les producteurs agricoles en vertu des règles actuelles avant les élections.  

«C’est Justin Trudeau qui dit aux producteurs de lait, de volaille et d’œufs: si vous voulez avoir des chèques vous devez me réélire premier ministre et ce n’est pas ce qu’il disait dans le budget», affirme Yves-François Blanchet.  

La ministre de l’Agriculture, Marie-Claude Bibeau, prévoit annoncer un plan pour la compensation des agriculteurs d’ici la fin du mois de juin.  

Le bureau du ministre des Finances, lui, affirme avoir fait ses devoirs, mais personne ne peut garantir que les premiers chèques seront versés avant les élections.  

Les producteurs agricoles, eux, s’impatientent et somment le gouvernement de livrer l’argent au plus vite.  

«On veut un geste concret avant les élections et un geste concret, ça comprend un chèque», dit Bruno Letendre, président des Producteurs de Lait du Québec.  

«On a déjà les impacts de ces deux accords-là qui affectent les producteurs, qui affectent l’industrie laitière, donc le gouvernement a à compenser pour ces pertes-là», ajoute-t-il.