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Une loi pour la paix sociale

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Le gouvernement a fait son possible pour que la Commission parlementaire sur le projet de loi 21 sur la laïcité ne vire pas à la foire d’empoigne. Pas de Charkaoui, Elmenyawi, Bouazzi, Laouni et compagnie. Leur opinion, nous la connaissons. Ils y ont droit. Merci.

En écartant les groupes religieux, le gouvernement a pris une sage décision. Il aurait eu l’odieux de choisir parmi une multitude de religions, de groupes et de porte-paroles qui prétendent représenter l’ensemble de leurs communautés.

Ça n’existe pas. De plus, débattre avec des groupes religieux, c’est opposer Dieu à l’État. Qui va gagner selon vous ?

Les multiculturalistes se sont juré de faire échouer cette nouvelle folie québécoise qui menace leur rêve d’un Canada sans identité autre que la diversité.

Rituels

Mais tout n’est pas dit clairement. Un collègue anglophone m’expliquait que les signes religieux comme le hijab, la kippa ou le turban faisaient partie intrinsèque de l’identité des individus qui les portent.

Contrairement aux chrétiens, juifs et musulmans voient leur religion comme un mode de vie qu’ils adoptent à différents degrés. Les pieux « pratiquent » 24 heures par jour, tant par leurs rituels quotidiens — par exemple, les juifs ultraorthodoxes font une prière en sortant des toilettes — que par ce qu’ils portent.

Ce sont des gens qui souhaitent vivre leur foi dans son intégralité, impossible hors de pays islamiques, ou d’Israël pour les juifs.

À moins de vivre dans le désordre d’une société éclatée.

Ils n’acceptent pas que leur désir d’afficher partout leur intégrisme ne corresponde pas au désir de laïcité apparente des Québécois qui, répétons-le souvent, ne sont ni racistes ni xénophobes, mais qui comprennent l’importance pour le Québec, formidable petit coin français en Amérique, de protéger la paix sociale.

Ne rien faire, c’est mettre la table pour des politiciens autrement plus radicaux que François Legault.