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La «dureté du mental» d’une mère de famille

Julie Maltais vit la passion du hockey avec son mari et ses deux fils

Julie Maltais en compagnie de son mari, Jean-François Grégoire, et de
ses deux fils, Thomas et Jérémy.
Photo courtoisie, Julie Maltais Julie Maltais en compagnie de son mari, Jean-François Grégoire, et de ses deux fils, Thomas et Jérémy.

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BAIE-COMEAU | Julie Maltais ne manque pas un seul match de ses deux fils dans la Ligue américaine ou de son mari, l’entraîneur adjoint du Drakkar, même s’il faut les regarder en même temps... sur trois écrans. Cette mère dévouée raconte comment elle a su répondre aux besoins de sa famille au fil des ans en n’oubliant pas son propre bien-être.

Il y a 27 ans, Julie Maltais a découvert le hockey en même temps que l’homme de sa vie, Jean-François Grégoire, qui est actuellement entraîneur adjoint avec le Drakkar de Baie-Comeau.

« À ma deuxième année de cégep, j’ai rencontré Jean-François. C’est là où le hockey est entré dans ma vie. Je connaissais peu de choses au hockey », raconte la femme de 46 ans.

« C’est à ce moment que j’ai compris que le hockey, ce n’est pas juste un jeu. C’est beaucoup d’efforts de la part des joueurs, plusieurs sacrifices, c’est plusieurs rêves aussi », admet la mère des hockeyeurs de la Ligue américaine Jérémy Grégoire (Roadrunners de Tucson) et Thomas Grégoire (Barracuda de San Jose).

Fins de semaine dans les gradins

Julie Maltais est l’une de ces mères québécoises qui ont passé d’innombrables fins de semaine dans les arénas de la province pour que leurs enfants grandissent à travers la passion du hockey.

Avant qu’ils ne se taillent une place dans la ligue américaine, elle a accompagné ses fils Thomas et Jérémy dans plusieurs villes du Québec.

« À un moment donné, les deux sont arrivés dans la Ligue de Hockey junior majeur. Ça faisait en sorte qu’ils n’étaient plus dans la même ville. Donc on se déplaçait. C’est sûr qu’on voulait être là le plus possible », raconte Julie Maltais, qui garde un bon souvenir de ces déplacements.

« En attendant la partie, j’allais faire un petit peu de jogging. Je visitais en même temps. Ça m’a permis de connaître le Québec [...] Puis je suis enseignante, donc je ne cacherai pas que j’apportais ma correction en même temps », lance-t-elle en riant.

En 2009, l’équipe des Cantonniers de Magog a recruté Jérémy Grégoire. L’adolescent de 14 ans a quitté la résidence familiale de Sherbrooke pour devenir pensionnaire à Magog.

«Lui, de son côté, il était content de faire partie de l’élite, de la région au niveau midget AAA, puis de s’en aller, puis de vivre son expérience. Il ne voulait surtout pas ressentir mon anxiété et ma déception de ne plus l’avoir à la maison », se rappelle Julie Maltais. « J’affichais un beau sourire après la partie, on parlait, on jasait. Des fois, ça pouvait durer 10 ou 15 minutes et puis il devait quitter pour aller à la pension ».

Épanouis

Son autre fils, Thomas Grégoire, a aussi quitté le nid familial de Sherbrooke en 2013, à l’âge de 15 ans, pour jouer avec les Cantonniers de Magog. Pour passer à travers cette épreuve, Julie Maltais a changé sa façon de voir les choses.

« Il faut être prête à s’oublier un peu en tant que mère. On voit dans les yeux de nos enfants qu’ils sont heureux, qu’ils sont épanouis. On pense aux besoins de nos enfants plutôt qu’aux nôtres ».