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Le Bloc québécois signe la déclaration d’urgence climatique

Yves-François Blanchet
Photo d'archives, Joël Lemay / Agence QMI Yves-François Blanchet

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Le Bloc québécois compte faire de l’environnement un cheval de bataille durant la prochaine campagne électorale et signe la déclaration d’urgence climatique.

«N’importe quel parti pour qui l’environnement n’est pas un thème fort de la prochaine campagne est irresponsable, carrément. On ne peut pas aller ailleurs», a lancé le chef bloquiste Yves-François Blanchet, aujourd'hui, en marge des assises de l’Union des municipalités du Québec.

«Le modèle économique pétrolier canadien nous envoie directement dans le mur», a-t-il déploré.

Sa porte-parole en matière d’environnement, Monique Pauzé, s’est elle aussi portée à l’attaque. «Quand j’entends le petit couple conservateur-libéral s’obstiner pour savoir celui qui fait le plus de pétrole, c’est là que je me dis que je suis dans un autre pays», a-t-elle souligné.

La Déclaration citoyenne universelle d’urgence climatique, appuyée par le chef du Bloc québécois, stipule qu’il faut réduire «de toute urgence nos émissions de gaz à effet de serre». Pour y arriver, «tous les plans de transformation sociale, économique et énergétique [...] doivent être mis en marche immédiatement en utilisant toutes les ressources techniques, sociales et militaires».

Québec, pas un premier de classe

M. Blanchet reconnaît toutefois que le Québec n’est pas un premier de classe et qu’il faut éviter de faire la leçon.

«Ne partons pas du principe que le Québec est un ange environnemental. Les jeunes, au Québec, jettent encore leur verre McDonald's par la fenêtre de la voiture et rêvent encore d’avoir un véhicule utilitaire sport. On gaspille énormément d’eau douce et on produit énormément de déchets», a-t-il dit.

L’ancien ministre de l’Environnement du gouvernement Marois exige «le respect de l’autorité de l’Assemblée nationale du Québec, qu’on soit d’accord ou non». Il ne veut pas, par exemple, critiquer le gouvernement Legault, qui a reporté aux calendes grecques l’adoption d’un plan de rétablissement du caribou forestier, une espèce en voie de disparition.

«Dans le contexte du rapport qui indique qu’un million d’espèces dans le monde sont en train de disparaître, ça demande une audace et une réflexion», a-t-il reconnu.

À l'Assemblée nationale, seuls le Parti québécois et Québec solidaire ont signé cette déclaration. Le Bloc québécois est le premier parti fédéral à se joindre à cette coalition. Près de 365 municipalités québécoises l'ont toutefois adoptée.