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Nain agressé par un codétenu: pris à partie jusqu’à un point de non-retour

Nain agressé par un codétenu: pris à partie jusqu’à un point de non-retour
Photo courtoisie

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C’est seulement lorsque les sévices physiques et sexuels contre lui ont atteint « un point de non-retour » que la victime du détenu d’Orsainville Jonathan Bertrand-Beaulieu s’est finalement décidée à dénoncer son agresseur.  

L’homme de petite taille qui s’est dit victime de voies de fait graves et d’agression sexuelle a témoigné au procès de Jonathan Bertrand-Beaulieu afin de raconter l’escalade des gestes violents qu’il a subis avant de se convaincre de dénoncer. L’homme atteint du syndrome de Nonan — une forme de nanisme — aurait d’abord enduré des gestes d’étranglement à répétition pendant des semaines alors qu’il logeait avec son codétenu dans la « wing 14-Gauche ».  

Prises du sommeil  

« Ça a débuté par des prises du sommeil jusqu’à ce que je perde conscience totalement », a raconté celui qui est incarcéré pour vol et fraude. Des gestes qui auraient été commis si souvent qu’il ne les « compte plus ». Pour tenter de faire arrêter les attaques de Bertrand-Beaulieu, la victime se serait même adressée au « vieux de la wing », ce qui a eu un effet pour quelque temps seulement.  

Puis, les agressions commises par l’accusé auraient été « plus heavy ». « Il m’a [mis] carrément à poil dans ma cellule », a relaté la victime de 29 ans. À d’autres occasions, l’accusé « s’amusait à me donner des coups de pénis sur la tête, dans la face ».  

Omerta  

Malgré la gradation des gestes et une menace verbale de Bertrand-Beaulieu comme quoi il allait « un jour » le « violer », la victime a refusé de se plaindre aux autorités. « C’est la règle de l’omerta dans la prison. Ce qui se passe dans le secteur reste dans le secteur », a-t-il expliqué, caché derrière un paravent.  

L’homme de petite taille et chétif pèse à peine 110 livres alors que Bertrand-Beaulieu, un homme de plus de six pieds qui s’entraînait constamment pèse plus de 200 livres. « Il me maîtrisait quand même assez facilement », a expliqué la victime.  

Selon lui, les agressions ont atteint un « point de non-retour » lorsque l’accusé lui aurait inséré un doigt dans les fesses. Il affirme ne pas avoir réfléchi et s’être directement rendu à la console pour porter plainte. Bertrand-Beaulieu a rapidement été changé d’aile.  

La victime dit vivre avec de la « honte » et avoir tenté de « balayer ça sous le tapis » après les gestes d’agression.  

La défense a décidé de ne pas faire entendre l’accusé. Les plaidoiries auront lieu dans quelques semaines.