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Un rabais ou le gros prix?

La performance d’Artemi Panarin durant les séries éliminatoires a fait augmenter sa valeur sur le marché des joueurs autonomes.
Photo d’archives, AFP La performance d’Artemi Panarin durant les séries éliminatoires a fait augmenter sa valeur sur le marché des joueurs autonomes.

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Il ne fait aucun doute que Sergei Bobrovsky et Artemi Panarin ont confirmé que leur statut de joueur autonome sans restriction leur confère bien des privilèges.

Ils sont des joueurs d’influence.

Les Blue Jackets de Columbus ont perdu leur pari mais Bobrovsky et Panarin ne sont pas les responsables de leur échec contre les Bruins de Boston. Donc, sur le marché des joueurs autonomes, ils seront convoités par plusieurs formations et obtiendront ce qu’ils recherchent.

En tous les cas, sûrement dans le cas de Panarin.

Au sujet de Bobrovsky, j’ai des réserves. Deux des trois gardiens qui s’affrontent dans le carré d’as totalisent 1,5 million $ quand Curtis McElhinney est devant le filet des Hurricanes et 2,150 millions $ quand Petr Mrazek s’installe entre les deux poteaux.

Le duo des Hurricanes et la performance de Jordan Binnington, des Blues de St. Louis, influenceront-ils les acheteurs potentiels ? Aucun doute.

Et, avant de payer un gardien 10,5 millions $, il y a plusieurs facteurs à considérer. L’impact que cela exerce sur le plafond salarial. Le gardien sera-t-il aussi efficace derrière une défensive ordinaire ? Bobrovsky a été génial contre les Bruins mais il avait devant lui une unité défensive guidée par Seth Jones.

Rapidement, les joueurs autonomes sans restriction qui ont participé aux séries éliminatoires ont-ils amélioré leur situation ?

• Erik Karlsson : il sera un joueur attrayant mais sera-t-il le même défenseur que l’on a connu à Ottawa ? Le doute habite les recruteurs et avec raison.

• Jordan Eberle : il ne touchera pas un salaire de 6 millions $, contrat que lui avaient consenti les Oilers, il y a quelques années.

• Matt Duchene : un cas intéressant. Il a récolté 70 points en 72 matchs cette saison. Pendant les séries éliminatoires, il a démontré, par moment, de l’intensité. Un candidat intéressant et il devait obtenir un peu plus que le contrat de 6 millions $ par saison.

• Joe Pavelski : un capitaine très populaire auprès de ses coéquipiers. Un leader et un marquent de 35 buts. Il y a cependant un point à considérer : il aura 35 ans.

• Jeff Skinner : faible production en deuxième moitié de saison, au moment où son équipe a plongé dans la médiocrité. Il gagne 5,725 millions $. C’est un pensez-y bien.

• Tyler Myers : les Jets ont fait une sortie rapide mais quelle équipe ne convoite pas un défenseur format géant, expérimenté. Il aura son prix.

• Kevin Hayes : il a été acquis par les Jets pour évoluer sur le deuxième trio et a terminé l’année au sein de la quatrième ligne d’attaque. On passe.

• Alexander Edler : il a 33 ans. Myers à 29 ans. On y va avec Myers.

• Joe Thornton : il a 39 ans et il demeurera à San Jose.

• Mats Zuccarello : il a fait de l’excellent travail à Dallas et pourrait retrouver l’uniforme qu’il endossait à New York.

• Marcus Johansson : les Bruins se félicitent d’avoir fait son acquisition. Commande un salaire de 4,5 millions $. C’est le maximum qu’on doit lui consentir d’autant plus que les blessures l’ont tenu à l’écart trop souvent.

• Justin Williams : 37 ans, capitaine des Hurricanes. Il serait étonnant qu’il quitte la Caroline du Nord.

• Brock Nelson : 27 ans, 53 points dont 25 buts. 4,5 millions $. Un joueur qui attirera l’attention.

• Anders Lee : 28 ans, 28 buts. Capitaine des Islanders. Veut-il demeurer avec l’équipe ? Tout indique que oui.

Règlement à revoir

Question : si Gabriel Landeskog n’était plus considéré comme le sixième joueur de l’Avalanche du Colorado, pourquoi a-t-on refusé le but marqué par Colin Wilson, but qui créait l’égalité 2-2. Ne s’apprêtait-il pas à quitter la surface de jeu ? L’explication, c’est que le capitaine de l’Avalanche était dans le territoire des Sharks ? Vrai. Mais s’il n’était pas considéré comme un joueur en trop, sa présence dans le territoire des Sharks n’était-elle pas en raison de la configuration du banc des joueurs et de la porte donnant accès au banc ?

J’ai posé la question à Stéphane Auger, un ex-arbitre de la LNH, et il a été catégorique. « Le joueur était bel et bien dans le territoire des Sharks. Les officiels n’avaient pas le choix. »

Si le joueur désigné pour remplacer Landeskog avait sauté sur la surface de jeu à partir de la zone des Sharks, j’aurais compris la décision. Cependant, il était dans la zone neutre, il était le joueur identifié parmi les cinq patineurs de l’Avalanche pendant que Landeskog se préparait à entrer au banc.

En conclusion, la formation de l’Avalanche aurait dû être pénalisée pour avoir eu trop de joueurs sur la patinoire.

À la suite des événements, ne devrait-on pas alors revoir la configuration des bancs des joueurs ? Et pourquoi ne pas revenir à l’ancienne formule alors que les bancs étaient de chaque côté de la patinoire. Ainsi, on éviterait ce genre de situations et également, on éliminerait la circulation devant les deux bancs quand les entraîneurs procèdent à des changements.

Benn et Seguin décevants

Question : les Stars de Dallas n’ont-ils pas un sérieux problème avec leurs deux joueurs identifiés, joueurs d’influence, c’est-à-dire Jamie Benn et Tyler Seguin ?

Il touche des salaires faramineux mais leur performance dans les matchs #6 et #7 de la série contre les Blues de St. Louis soulève bien des interrogations. Ce sont ces deux joueurs qui avaient été critiqués sévèrement par le président de l’équipe au sujet de leur manque de conviction. Jim Nill sera-t-il tenté de placer Benn dans la vitrine même si le capitaine de la formation possède un contrat coulé dans le béton ?

À moins que les deux joueurs aient été incommodés par une blessure – ce qui est plausible – sauf que, dans le cas contraire, ils ont donné raison au président des Stars.