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L’anti-humanisme

télescope spatial infrarouge
Photo d'archives

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La jeune auteur de droite Chelsea Follett vient de publier un texte renversant qui décrit les dangers de la gauche écologiste qui dérape. Son texte parle de l’anti-humanisme­­­ qui a conquis la gauche. Depuis plusieurs mois, je m’inquiète du pessimisme galopant que cette école de pensée pousse chez nos jeunes.

Traditionnellement, la promesse de la gauche consiste à améliorer la condition humaine. On pouvait accuser la gauche de manquer de réalisme, d’oublier les règles de l’économie ou de vouloir aller trop vite.

On a souvent aussi accusé la gauche de restreindre les libertés des individus au nom de la recherche de l’égalité. Mais les militants de gauche ont toujours revendiqué un regard humaniste sur l’avenir de la société.

L’humain : le mal

Plus aujourd’hui. Une partie inquiétante de la gauche écologiste, qui est devenue la frange hautement vocale, se dit maintenant au service de la planète, des animaux, des plantes. Et pour arriver à ses fins, elle martèle une série de messages voulant qu’il faut dompter l’être humain.

Ce discours s’accompagne d’une certaine hypocrisie puisqu’on omettra de mentionner l’appauvrissement et les autres détériorations de la vie qui pourraient découler de mesures écologistes radicales. On taira surtout que ce sont les gens les plus vulnérables qui seraient surtout frappés.

Dans cette vision apocalyptique, un parent ne va plus reconduire son enfant au soccer, il pollue avec son VUS. Un agriculteur ne travaille plus durement pour nourrir la population, il s’efforce d’empoisonner la population. Les voyages ne rapprochent plus les peuples et les cultures, c’est plutôt un tourisme dit « de masse » qui souille la planète. En gros, l’humain fait le mal, il détruit.

Plus d’enfants

Le paroxysme de cette école de pensée consiste à décourager les humains à avoir des enfants. Cette idée, qui était l’apanage de quelques radicaux il y a quelques années à peine, gagne du terrain. Aussi absurde et épeurant que ce concept puisse paraître, vous entendrez aujourd’hui des jeunes de chez nous répéter cela.

Ne plus vouloir mettre de nouveaux êtres humains au monde, voilà l’anti-humanisme ultime. La nouvelle star de la politique américaine (et excellente oratrice) Alexandria Ocasio-Cortez a emboîté le pas. Pour avoir l’air d’une vraie écologiste, elle a soulevé la question : « Est-ce correct d’avoir des enfants ? » On la décrit comme la voix de l’avenir de la gauche américaine.

L’an dernier, le réseau NBC a osé présenter un reportage intitulé (traduction libre) : « La science prouve que les enfants sont mauvais pour la Terre. La morale suggère de ne plus en avoir. » Dans un monde où les écologistes et la gauche galvaudent le mot science pour rendre leurs thèses indiscutables, je n’ose imaginer le poids qu’on donne à ce prétendu argument de la science.

Les plus avant-gardistes de ces penseurs préconisent de taxer lourdement la naissance de chaque enfant afin de compenser sa sale empreinte écologique­­­.

Je suis preneur pour un discours écologique­­­ intelligent. Le mot anti-humaniste­­­ résume bien le sombre discours ambiant qui me pue au nez.