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Sans l’enfant chéri

Pour la première fois depuis 2002, Fernando Alonso est absent de son Grand Prix national

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Photo d’archives Le double champion du monde Fernando Alonso a quitté la F1 pour raviver ses espoirs de devenir le deuxième pilote de l’histoire à remporter la Triple couronne en course automobile.

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MONTMELÓ | Les amateurs espagnols regrettent l’absence en fin de semaine de Fernando Alonso qui fait l’impasse sur son Grand Prix national pour la première fois depuis 2002.

Le double champion du monde (2005 et 2006) a quitté la F1 pour se consacrer cette année aux épreuves d’endurance, dont les 24 Heures du Mans, et surtout au prochain 500 miles d’Indianapolis qui sera disputé dans deux semaines.

En 2017, Alonso avait raté le Grand Prix de Monaco pour courir sur le célèbre ovale de l’Indiana.

Une fois de plus, cette première participation a révélé son grand talent lorsqu’il a obtenu la cinquième position, lui qui a mené la course pendant 27 tours.

Mais, victime d’une casse-moteur à 21 tours de l’arrivée, alors qu’il occupait le 7e rang, il a été contraint à l’abandon.

Pour rejoindre Graham Hill

Victorieux aux 24 Heures du Mans l’an dernier, Alonso, âgé de 37 ans, tente de devenir le deuxième pilote de l’histoire après Graham Hill à remporter la Triple couronne en course automobile.

Le Britannique est le seul à avoir gagné les trois épreuves prestigieuses sur la planète : le Indy 500, le Grand Prix de Monaco et les 24 Heures du Mans.

Si Alonso parvient à réaliser cet exploit, il n’est pas exclu de le revoir en F1 l’an prochain. Il a gagné en deux occasions (2006 et 2007) à Monaco.

Juan Pablo Montoya, qui assiste au Grand Prix d’Espagne ce week-end, est le seul autre pilote actif à convoiter la Triple couronne.

Le Colombien a remporté le Indy 500 à deux reprises (2000 et 2015) et le Grand Prix de Monaco en 2003, mais jamais les 24 Heures du Mans, course à laquelle il a participé l’an dernier.

Sa dernière victoire

À deux reprises, l’enfant chéri du public espagnol a remporté son Grand Prix national, en 2006, et sept ans plus tard à bord d’une Ferrari, ce qui représente d’ailleurs la dernière de ses 32 victoires en F1.

Alonso compte 17 présences à Barcelone : en 2001 et sans interruption de 2003 à 2018.

Carlos Sainz fils (écurie McLaren) est aujourd’hui le seul pilote espagnol à être titulaire d’un volant en F1.

Latifi en feu !

L’hymne national du Canada a retenti sur le podium de la F2 pour la troisième fois en cinq courses cette année après la victoire signée samedi par Nicholas Latifi au circuit de Barcelone-Catalogne.

Le Torontois, qui s’était élancé de la deuxième place sur la grille de départ, a devancé le Britannique Jack Aitken par 1,9 seconde quand le drapeau à damier a été agité. Le Chinois Guanyu Zhou s’est classé au troisième rang.

« Je dois avouer que tout me sourit actuellement, a reconnu Latifi, en entrevue au Journal. J’ai bien géré ma course et su éviter les pièges. C’est le secret pour gagner. »

Le Torontois, qui compte aussi une troisième et une quatrième place à sa fiche en 2019, a accentué sa position de leader au championnat. La deuxième épreuve du week-end a lieu ce dimanche matin.

Le triste souvenir

Le double drapeau qui rend hommage aux pilotes disparus Ayrton Senna et Roland Ratzenberger.
Photo courtoisie
Le double drapeau qui rend hommage aux pilotes disparus Ayrton Senna et Roland Ratzenberger.

Pour célébrer le 25e anniversaire des décès d’Ayrton Senna et de Roland Ratzenberger, les organisateurs du Grand Prix d’Espagne ont mis en vente un drapeau aux couleurs du pays - le Brésil et l’Autriche - des deux pilotes disparus.

Le vainqueur de la course de dimanche se verra aussi remettre ledit drapeau.

Le 30 avril 1994, Ratzenberger perdait la vie de façon tragique au circuit d’Imola lors des qualifications du Grand Prix de Saint-Marin puis, le lendemain, Senna subissait le même sort pendant l’épreuve.

Le Brésilien, considéré comme l’un des plus grands pilotes de l’histoire de la F1, avait gardé dans son cockpit le drapeau autrichien qu’il souhaitait brandir pendant son tour de décélération après la course à Imola.

Ce sont les secouristes qui avaient trouvé le drapeau à ses côtés après son embardée mortelle dans la courbe de Tamburello.