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Coupes du monde de sabre: déception pour les équipes canadiennes

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La dernière journée de compétition aux deux Coupes du monde de sabre, présentées ce week-end, n’a pas été glorieuse pour les équipes canadiennes. Les femmes et les hommes ont conclu au 17e rang de leur événement respectif.

À Madrid, le Montréalais, Shaul Gordon, le Blainvillois, Marc Gélinas et le Lavallois, Farès Arfa, ont été éliminés par les Thaïlandais à leur premier affrontement dans le tableau des 32, dans un match serré où parfois un seul point a séparé les deux équipes.

Arfa a d’ailleurs marqué neuf touches au quatrième échange, ce qui a permis au Canada de prendre l’avance 20-19. Toutefois, leurs adversaires ont été en mesure d’inscrire un nombre constant de touches par la suite pour s’emparer de la victoire 45-40.

«C’est un match vraiment décevant. Nous n’étions pas assez “sharp” techniquement et nous avons laissé l’affrontement nous glisser entre les mains. Nous devons être plus constants techniquement et c’est définitivement un aspect sur lequel nous allons travailler dans les prochaines semaines en vue du Grand Prix de Moscou», a dit Gordon, en direct de l’Espagne.

Les hommes ont l’habitude de travailler ensemble, eux qui s’entraînent régulièrement à Montréal. «Nous sommes tous très familiers les uns les autres puisque nous sommes dans la même équipe depuis deux ans. Nous n’avons tout simplement pas performé aussi bien que nous aurions dû aujourd’hui. Nous allons rebondir!» a ajouté Gordon.

La peur dans les yeux

Du côté de Tunis, la Blainvilloise Gabriella Page ainsi que ses compatriotes, Madison Thurgood et Marissa Ponich, ont aussi connu un affrontement serré avec leurs seules et uniques adversaires. Ce sont toutefois les favorites locales qui ont fait un gain de 45-43.

«Pour certaines, il manquait un peu de courage. Nous tirions avec la peur de perdre. Pour moi, en tout cas, la peur était présente. C’est la première compétition qui comptait pour la qualification olympique et la pression était présente. Si je pouvais refaire ce match, je changerais la façon dont je l’ai approché mentalement et émotionnellement», a confié Page.

L’escrimeuse de 24 ans a poursuivi en indiquant que les sabreuses s’entraînent rarement ensemble. En fait, elles se regroupent plus ou moins trois fois par année.

«À Noël, avant les Championnats panaméricains et avant les Championnats du monde. Nous nous voyons seulement en compétition et nous ne nous entraînons pas ensemble pendant l’année de Coupe du monde. Ce n’est pas le plus grand problème, mais d’avoir l’occasion de le faire avant les Coupes du monde par équipe serait très avantageux», a-t-elle conclu.