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Deux prises contre Barcelone

Le retour du Grand Prix des Pays-Bas ne serait qu’une formalité

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Photo AFP Les monoplaces de F1 ont probablement effectué dimanche leur dernière présence au circuit de Barcelone-Catalogne, théâtre du Grand Prix d’Espagne sans interruption depuis 1991.

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MONTMELÓ | La menace de disparition du Grand Prix d’Espagne est réelle. Tellement que les rumeurs de son transfert vers les Pays-Bas l’an prochain pourraient se concrétiser au cours des prochains jours.

Plusieurs sources nous informent qu’une conférence de presse est planifiée pour ce mercredi en présence du pilote néerlandais Max Verstappen dont la popularité dans son pays ne fait plus de doute.

Autrefois appelée le Grand Prix de Hollande, cette épreuve s’est déroulée sans interruption de 1958 à 1985 (à l’exception de 1972), sur le tracé de Zandvoort.

Calendrier maintenu à 21 courses

Le calendrier de la F1 comportera 21 étapes en 2020, le même nombre que cette année, a annoncé Chase Carey cette semaine.

Avec l’ajout confirmé l’an prochain d’une course dans les rues de Hanoï, la capitale du Vietnam, et le retour très probable des Pays-Bas, deux escales vont assurément écoper.

« Nous sommes sur le point de finaliser notre calendrier de 2020, a expliqué le patron de la F1 à Barcelone cette semaine. Nous pouvons dire que nous resterons à 21 épreuves. À part Hanoï, nous avons également un accord de principe pour ajouter un nouveau circuit l’an prochain. »

Outre Barcelone, qui a perdu le soutien du gouvernement et dont l’absence de Fernando Alonso fait très mal, les Grands Prix d’Allemagne et du Mexique sont aussi en fin de contrat.

Longtemps dans l’incertitude, les Grands Prix d’Italie et de Grande-Bretagne garderont leur place. Tout semble indiquer que l’épreuve des Pays-Bas se déroulera au début du mois de mai, à la place de l’Espagne.

La perte du circuit de Barcelone-Catalogne créerait néanmoins un grand vide et un problème de logistique important pour la F1 puisqu’elle y tient ses essais hivernaux depuis plusieurs années.

Gilles, l’acrobate

Pour revenir au circuit de Zandvoort, les amateurs les plus âgés se rappelleront sans doute les acrobaties d’un certain Gilles Villeneuve sur cette piste en 1979.

Après avoir pris les devants de la course au profit d’un audacieux dépassement à l’extérieur aux dépens d’Alan Jones, dans la courbe « Tarzan », le pilote québécois, au terme de glissades spectaculaires, est victime d’une crevaison qui le fait sortir de piste.

Mais Gilles, l’acrobate, n’a pas voulu s’arrêter là. Même si sa monoplace est enlisée dans le bac à sable, il fait marche arrière, bien entêté à vouloir reprendre sa trajectoire.

Tantôt sur trois roues (son pneu arrière-gauche déchiqueté endommage la carrosserie de sa Ferrari), parfois même sur deux, il réussit tant bien que mal à regagner les puits de ravitaillement.

Mais son équipe, à son grand désarroi, lui fait comprendre que le bolide est trop amoché pour continuer.

Deux tragédies

Le circuit de Zandvoort aura aussi été, hélas, le théâtre de deux tragédies qui auront coûté la vie aux Britanniques Piers Courage en 1970 et Roger Williamson trois ans plus tard.

Dans ce dernier cas, les images de la scène sont terrifiantes à visionner. Après une violente sortie de piste, la voiture de Williamson prend feu.

Son compatriote David Purley s’arrête pour lui porter secours, mais ce geste héroïque n’arrivera pas à le sauver.

L’incompétence des commissaires de piste incapables de l’extirper de son bolide et de maîtriser l’incendie ainsi que l’indifférence des autres pilotes, témoins de la tragédie, vont provoquer de l’indignation non seulement en F1, mais dans le monde entier après la retransmission en direct de cet accident fatal.

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